|
L'Evaluation
des relations entre la Turquie et L'Arménie
du point de vue de la guerre psychologique.
Dr.
Yaþar KALAFAT
Hatem CABBARLI
Il
y a eu, dans l'histoire mondiale, des guerres de 30,100 ans,
les première et deuxième Guerre Mondiale ont causé la mort
et la blessure des millions de personnes. Les peuples opposants
de ces guerres ont, une fois la guerre terminé, tenté de trouver
les moyens de rétablir les relations comme auparavant et l'ont
d'ailleurs réussit en très peu de temps.
On
a essayé d'oublier toutes les choses négatives, les douleurs
et les peines qui ont été vécues pendants les années de guerre,
de nouveaux projets ont été développés pour faire avancer
les relations. Mais les pensées des Arméniens envers la Turquie
n'a pas Changé depuis le début du 20ème siècle, au contraire
l'hostilité envers les turcs n'a fait qu'augmenter. Le fait
de prendre base l'hostilité envers les turcs pour la formation
de l'identité nationale arménienne a un rôle dans ce changement.
Les
Arméniens ayant été pendant des siècles, des ressortissants
des Etats turcs ont eu une vie tranquille et sans ennemi.
De plus, les Arméniens ayant causé plein de problème à l'Empire
Ottoman vers la fin du 19ème et le début du 20ème siècle,
ont menacé la sécurité de l'Empire Ottoman en établissant
une coopération avec l'armée russe pendant la Première Guerre
Mondiale dans le Front des Caucase. Face à ce fait, l'Empire
Ottoman a déplacé les Arméniens qui ont coopéré avec les Russes
et vivant dans les régions de l'Est en 1915 vers des régions
du Centre en les prenant des régions du front. Depuis environ
90 ans, les Arméniens essaient de convaincre le monde entier
que les évènements de 1915 sont " un génocide "
commis envers eux. Cette mentalité mystique-orientaliste entraîne
avec elle une psychologie de haine.
L'Arménie
ayant obtenu son indépendance en 1991, mit à jour le sujet
du " génocide " dans le 11ème article de sa "
Déclaration d'Ýndépendance ". Les Arméniens prétendent
posséder une partie de l'Azerbaïdjan, la Turquie, la Géorgie,
l'Ýran et la Russie bien qu 'ils ne soient pas frontaliers
avec ces pays, pour pouvoir réaliser leur projet de Tsviç
tsov Hayastan qui est prévu dans leur doctrine nationale,
l'Hay Dat. Dans le cadre de la Doctrine Hay Dat, l'Arménie
s'est emparée 20% des terres de l'Azerbaïdjan.
Malgré
les tentatives de bonne volonté de la Turquie, après que l'Arménie
ait obtenu son indépendance, pour créer de bonnes relations
économiques et diplomatiques, ce pays a insisté sur le soit
disant génocide, n'a pas connu l'intégrité territoriale de
la Turquie et a continué ses propagandes pour l'annulation
du Traité de Kars.
Du
fait que l'Arménie continue sa propagande de génocide, ne
reconnaisse pas l'intégrité territoriale de la Turquie et
ne fasse pas de convention de territoire, la Turquie a été
obligé de fermer la Porte Frontalière de Akyaka en Avril 1993.
Le gouvernement arménien, par le biais du diaspora arménienne,
les ONG des Etats-Unis et de l'Europe demande de la Turquie
d'ouvrir une porte frontalière. En faisant une telle demande
ils montrent comme prétexte les problèmes économiques des
villes de l'est de la Turquie qu'ils appellent " l'ouest
Arménie " et prétendent que dans le cas de l'ouverture
de cette porte frontalière, en particulier la ville de Kars
et les autres villes qui se trouvent dans la région, connaîtraient
une croissance économique. Ce sujet est de temps en temps
traité par les presses turque et arménienne. Certains membres
de la presse turque font le porte-parole de l'Arménie à ce
sujet. Nous pouvons dire que les Arméniens, dont le nombre
est de 50 - 70 mille personnes en Turquie jouent un rôle important
dans ce fait. Malgré leur faible nombre, les Arméniens ont
un sens d'organisation très remarquable. La responsabilité
de cette organisation est au Patrique Arménien. Les Patriques
ne s'occupent pas seulement des besoins religieux des Arméniens,
mais jouent aussi un rôle dans la protection de l'identité
nationale, des mœurs et des traditions et dans l'entretien
des relations avec l'Arménie qu'ils appellent " mère-patrie
".
Les
Arméniens peuvent sans crainte éditer des articles ou diffuser
des informations traités de leur perspective dans la presse
turque au sujet de l'ouverture d'une porte frontalière. Ýl
y a aussi même des journalistes qui essaient de convaincre
l'opinion publique turque en défendant les pensées des Arméniens.
Entre temps, les organes de presse reflètent également les
pensées du Conseil du développement des affaires turco-arménienne
à ce sujet.
Dans
l'article écrit par Mehmet Altan et publié le 13 Juillet 2004
dans le journal Internet intitulé " Est-il possible de
vendre des journaux à Kars ? " il y est indiqué que Kars,
qui a une population de 325 mille personnes a rassemblé 56
mille signatures pour qu'une porte frontalière s'ouvre avec
l'Arménie, et les craintes que l'écrivain ressent envers le
fait que cette événement n'ait pas pris place dans la presse
turque. Mehmet Altan, dans cet article a même fait quelques
calculs économiques pour prouver qu'il faut ouvrir une porte
frontalière avec ce pays.
Il
est vrai que certaines villes d'ouest de la Turquie sont,
économiquement, moins développées que les autres régions.
Mais l'ouverture des frontières avec l'Arménie ne contribuera
pas au développement de ces villes. Si nous avions, non pas
l'Arménie, mais un autre pays développé comme voisin à l'ouest,
la ville de Kars aurait pu connaître un développement remarquable
en très peu de temps. Mais si nous prenons compte qu'en Arménie
le salaire minimum est de 9 dollars, le salaire mayen d'un
retraité est de 7,5 dollars, le salaire moyen est de 38 dollars
et que les dépenses totales d'une famille est 66-70 dollars,
il nous semble impossible que l'Arménie puisse contribuer
au développement de l'économie de Kars. Si l'économie arménienne
était en bonne état, environ 50 % de la population n'aurait
pas quitté le pays, chaque année des ouvriers saisonniers,
dont on estime le nombre à 50-60, ne viendraient pas travailler
en Turquie. Si on prend en compte que dans les régions frontaliers
à Kars, Talin et Gümrü, les gens font en général de l'agriculture
et de l'élevage, nous pensons que l'ouverture de la porte
frontalière causera des dégâts dans l'économie de Kars où
on fait également de l'agriculture et de l'élevage.
Dans
le numéro datant du 15 Juillet 2004 du journal Birgün, il
a été publié un commentaire intitulé " Qu'on ferme Metsamar…
Qu'on ouvre la frontière " du rédacteur en chef du journal
Agos, Hrant Bink, Dink dans cet article essaie d'influencer
l'opinion publique turque en indexant les problèmes entre
la Turquie et l'Arménie seulement au Centrale Nucléaire de
Metsamor et à la porte frontalière, tout en faisant oublier
les vrais problèmes que sont la propagande de " génocide
", la non-reconnaissance de l'intégrité territoriale
de la Turquie par l'Arménie et la propagande à propos de l'annulation
du Traité de Kars de 1921. Metsamor est un point faible de
l'Arménie dont l'insécurité a été confirmé. Sa présence est,
au contraire de ce qu'on croit, une lacune pour l'Arménie.
Ceux
qui travaillent, parmi lesquels surtout les Arméniens, pour
l'ouverture de la frontière donnent certains avantages aux
groupes et aux touristes pour se montrer gentil, ce qui entraîne
des inconvénients diplomatiques pour les hommes éclairés turcs.
On fait réaliser ces activités aux Turcs comme si c'était
le désir du peuple turc.
La
Turquie devrait pouvoir faire les explications nécessaires
en ce qui concerne les raisons de l'ouverture de la frontière
turco-arménienne que les Arméniens n'acceptent pas. L'Arménie
nomme cette région de la Turquie " l'ouest Arménie "
et en le faisant, ce qu'elle désire ce n'est pas l'ouverture
de la frontière turco-arménienne mais l'ouverture de la porte
frontalière arménienne, soit disant, serait occupé par les
turcs et séparerait les deux côtés de L'Arménie.
Dr. Yaþar Kalafat, Chef des recherches sur la Caucase.
Hatem Cabbarlý, chargé de recherche.
|