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LES
DEPENSES FAITES POUR APPROVISIONNER LES ARMENIENS SOUMIS AU
DEPLACEMENT
Avant la mise
en pratique du déplacement, le gouvernement a envoyé des instructions
à toutes les provinces et a demandé de prendre des mesures
pour satisfaire à tous les besoins des convois qui traverseront
leurs régions et de stocker de nourriture. (1) Il est donné
des différents ordres à la Direction d’installation des déplacés
et des tribus pour approvisionner le boire et le manger(2).
On comprend
en se basant sur des documents qu’on a affecté au total 2.250.00
kuruþ, (3) à couvrir les besoins des convois lors de transport
des Arméniens en déplacement, dont 400.000 à Konya, 150.000
à la province Ýzmit, 200.000 à la province Eskisehir, 300.000
à Adana, 300.000 à Halep, 100.000 à la province de Syrie,
300.000 à Ankara, (4) et 500.000 kurus à Musul(5).
Les provinces
ont aidé dans leurs possibilités et affecté aussi de temps
en temps à nouveau de l’argent en cas de besoin selon la situation.
D'autre part, une somme d’argent expédiée par l’Amérique et
réservée aux Arméniens leur sont est versée par l’intermédiaire
des consuls et missionnaires Américains. On a précisé en outre
que certains Arméniens vivant en Amérique ont envoyé, en secret,
de l’argent qu’ils ont procuré entre eux, aux Arméniens déplacés.
Le gouvernement
Ottoman, à côté de dépenser si grandes sommes d’argent pour
le déplacement, a ajourné ou repris aussi la dette publique
ou personnelle des Arméniens déplacés. Par ailleur, dans une
dépêche chiffrée du 1 juin 1915 envoyée au Mutasarrýf Maraþ
par Talat pacha, on a demandé de ne pas encaisser les obligations
des Arméniens et par une autre instruction dépêchée aux provinces,
le 4 août 1915, des obligations d’impôt des Arméniens déplacés
ont été ajournées.
On a nommé
aussi des fonctionnaires sanitaires pour les soins des patients
dans les convois en déplacement. La poursuite des accusés
de crime aussi a été reportée.
REFERENCE:
Halaçoðlu,
Prof. Dr. Yusuf, Ermeni Tehcirine Dair Gerçekler (Les Vérités
sur le Déplacement des Arméniens) (1915), Publ. TTK, Ankara,
2001.
N.
B :
1)
Juillet 1331 (2 Août 1915) La limite d’âge a été élevé à 60
ans (Þifre Kalemi., nr. 54-A/251).
2)
Þifre Kalemi., nr. 53/334; nr. 54-A/251; nr. 54-A/309.
3)
Þifre Kalemi., nr. 54/356.
4)
Þifre Kalemi., nr. 54-A/291.
5)
Þifre Kalemi., nr. 55-A/217.
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