INTRODUCTION
  LES RELATIONS TURCO - ARMENIENNES
  L'APPARITION DU PROBLEME
  LES MASSACRES REALISÉS PAR LES ARMENIENS
  LE 24 AVRIL 1915
  LE DEPLACEMENT (EXODE)
    » La Definition Du Deplacement
» Les Causes Du Deplacement
» Le Telegramme Attribue A Talat Paþa
» La Loi Du Deplacement (Exode)
» Le Commencement De L'application De Déplacement
» Les Regions D'ou Les Armeniens Ont Ete Expedies Et Ou Ils Ont Ete Reinstalles
» La Population Armenienne Soumise Au Deplacement
» Les Pertes Des Arméniens
» Les Attaques Faites Contre Les Convois Armeniens Et Les Mesures Prises Par L'etat
» Les Armeniens Qui Ne Sont Pas Soumis Au Deplacement
» Les Depenses Faites Pour Approvisionner Les Armeniens Soumis Au Deplacement
» Les Biens Des Armeniens Soumis Au Deplacement
» Le Retour Des Armeniens Deplaces
» Le Repercussions De L'application Du Deplacement A L'etranger
» Les Etudes Faites Par Les Etranger Et Les Conclusions Obtenues
» Des Scientifiques Face Aux Allegations De Genocide
» Les Allegations Armeniennes Du Point De Vue De La Convention Des Nations-Unies Sur Le Genocide
» La Conclusion
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LES ARMENIENS QUI NE SONT PAS SOUMIS AU DEPLACEMENT

La décision de déplacement n’est pas pratiquée pour tous les Arméniens. Au début, une partie des Arméniens vivant dans certaines régions (Urfa, Germiþ et Birecik, Erzurum, Aydýn, Trabzon, Edirne, Canik, Çanakkale, Adapazarý, Halep, Bolu, Kastamonu, Tekirdað, Konya et Karahisar-ý sahip) sont exemptés de déplacement. (1) Mais, vu que ces derniers se sont mêlés dans des incidents de violence, la grande partie de ceux-ci aussi sont soumis au déplacement. (2) Comme les malades et aveugles, les catholiques, protestants, soldats et leurs familles, fonctionnaires, commerçants, certains ouvriers et maîtres non plus n’ont pas été déplacés. En fait, dans les télégrammes envoyés aux provinces, on a demandé aussi de ne pas renvoyer les patients, aveugles, estropiés et agés et de les loger dans les centres-villes.(3)

Avec les télégrammes envoyés aux provinces, le 2 août 1915 et le 15 août 1915, on a ordonné de ne pas faire déplacer les Arméniens de la religion catholique et protestant et de les loger dans les villes où ils habitaient, et d’informer ensuite leur nombre. (5) Ceux-ci sont logés dans les villes de la province où ils survivaient. Quant à ceux qui sont déplacés par erreur, on les a trouvés et a été installés dans les villes où ils étaient. (6) Mais entre ceux qui sont exempts de déplacement, ceux qui étaient entrés dans des activités nuisibles sont renvoyés dans des nouvelles régions d’installation même s’ils étaient protestants ou catholiques. (7)

Conformément à la dépêche chiffrée envoyée aux provinces le 15 août 1915, les Arméniens à l’armée Turque travaillant comme officier et dans des branches sanitaires et leurs familles sont laissés sur place et ne sont pas soumis au déplacement. (8) En plus, les Arméniens chargés auprès des succursales au centre et aux provinces de la Banque Ottoman, dans l’administration de régie et encore auprès des consulats, ne sont pas soumis au déplacement du moment qu’ils sont restés fidèles au gouvernement et qu’ils se comportent bien. (9)

Les orphelins et les veuves non plus ne sont pas renvoyés et sont pris sous la protection dans des orphélinats et des villages et l’on leur a procuré des aides matérielles. (10) Ceux qui sont restés orphelins lors de transport, sont envoyés à Sivas et y sont logés dans des orphélinats.(11) Une ordonnance concernant les familles Arméniennes dans le besoin de protection a été publiée le 30 avril 1916. En se basant sur cette ordonnance, les familles sans proches parents et dont l’homme est au service militaire sont logées dans des villages et bourgs où il n’ y a pas d'étrangers et leur besoin de nourriture a été procuré du fonds des immigrés. On a versé 30 kourouche comme des frais de nourriture des enfants des les familles pauvres musulmanes, du fonds des immigrés. On a donnné aux jeunes filles et veuves la permission de se marier avec les hommes musulmans, par leur propre volonté. (12)

REFERENCE:

Halaçoðlu, Prof. Dr. Yusuf, Ermeni Tehcirine Dair Gerçekler (Les Vérités sur le Déplacement des Arméniens) (1915), Publ. TTK, Ankara, 2001.

N. B :

1) Þifre Kalemi., nr. 54-A/155; nr. 56/114; nr. 56/225; nr. 56/226; nr. 57/89; nr. 57/177; nr. 59/218.

2) Þifre Kalemi., nr. 54-A/271; nr. 54-A/272 (22 Temmuz 1331/4 Aðustos 1915).

3) Þifre Kalemi., nr. 56/27; nr. 67/186.

4) Þifre Kalemi., nr. 54-A/251; nr. 55/20.

5) Þifre Kalemi., nr. 56/112 (6 Eylül 1331/19 Eylül 1915, Konya vilayetine).

6) Envoyés des ordres dépêchés le 13 septembre 1331/26 septembre 1915'de à Sivas (Þifre Kalemi., nr. 56/176), Mamuretülaziz et Diyarbekir (Þifre Kalemi., nr. 56/172); 1 Teþrinisâni 1331/14 novembre 1915 à Konya (Þifre Kalemi., nr. 58/2) et à Ankara (Þifre Kalemi., nr. 58/159) 7) Août 1331/2 Eylül 1915 à Adana vilayetine (Þifre Kalemi., nr. 55-A/23).

8) Þifre Kalemi., nr. 55/18.

9) Þifre Kalemi., nr. 56/36 (3 Eylül 1331/16 Eylül 1915); nr. 56/243 (17 Eylül 1331/30 Eylül 1915); nr. 56/360 (28 Eylül 1331/11 Ekim 1915).

10) Þifre Kalemi., nr. 54/411; nr. 54/450; nr. 54-A/325.

11) Þifre Kalemi., nr. 61/ 18-20.

12) Un ordre a été dépêché aux provinces de Adana, Erzurum, Edirne, Halep, Hüdavendigâr, Sivas, Diyarbekir, Mamuretülaziz, Konya, Kastamonu, Trabzon et aux mutasarrýfs de Ýzmit, Canik, Eskiþehir, Karahisar-ý sahib, Maraþ, Urfa, Kayseri, Niðde (Þifre Kalemi., nr. 63/147) et 17 mai 1332/30 mai 1916 à Ankara (Þifre Kalemi., nr. 64/162).

 

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