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ARMENIENNES REVOLTES

 

L'INCIDENT DE MUSA BEY

L’Affaire Musa Bey est un des événements utilisés par les membres des comités armeniens comme moyen de propagande sous différentes formes, devant l’Europe avant la manifestation de Kumkapý, organisée par le Comité de Hýnçak à Ýstanbul.

Les plaintes exprimées à l’égard de Musa Bey, originaire de Mutki pourraient être resumées de la manière suivante:

Musa Bey a fait plusieurs pillage et des actes de cruauté . Mais les plaintes exprimées à son égard n’ont pas été prises en considération . Il a enlevé une arménienne , appelée Gulizar, nièce d’un prêtre arménien orginaire de Muþ, l’a violée en l’a laissant à son propre frère en mariage à condition de se convertir en Islam , mais lafille n’a pas voulu devenir musulmane. Battue par Musa, elle a perdu un œil et elle est partie pour Ýstanbul en compagnie des gens originaires de Muþ pour porter plainte, fuyant le domicile de Musa. 58 arméniens originaires de Muþ, y compris cette jeune fille et le prêtre, ont adressé une petition au premier Ministre et au Tribunal à la fois. ýls n’ont pas reçu de réponse. Ils ont été logés dans les auberges par les membres des comités le patriarcat. Encouragés par le Comité arménien, ils ont crié “Pitié”, devant le palais du sultan; à la suite de cela, ils ont été conduits à l’office de l’entrée du Seraïl et interrogés.

Et Musa Bey a été amené à Ýstanbul pour être jugé. Et il a été jugé en présence d’une assistance nombreuse incluant les représantants politiques étrangers et les journalistes. 60 porteurs de plainte et témoins ont éte entendus lors de l’audience. A la fin, Musa bey été acquitté. Ainsi, une manifestation à laquelle les membres des comités accordaient une grande importance n’a pas donné le resultat espéré.

Mais l’affaire Musa Bey est devenu un matériel important pour la propagande. Les photos de Gulizar, Jeune fille arménienne, ont été prises en compagnie de sa mére et de son oncle paternel qui était prêtre, et elles ont été envoyées à l’étranger. Ainsi, on a voulu provoquer le fanatisme chrétien.

SOURCE:

URAS, Esat les Armeniens et la Question Arménienne dans l’histoire, Ýstanbul, 1987, p. 460-461

 

L'INCIDENT D’ERZURUM

L’insurrection d’Erzurum a eu lieu le 20 juin 1890. Samih Pacha, préfet à l’époque et certains fonctionnaires concernés étaient informés à propos du fait que les Arméniens cachaient à l’école de Sansaryan et dans les Eglises , les armes et les munitions qu’ils faisaient venir de la Russie. On a voulu mener des perquisitions à l’église, avec la participation des policiers et des gendarmes au mois de juillet; mais, les armeniens, informés d’avance à propos de cette opération, ont pris les précautions nécessaires en se préparant pour faire opposition. Les memberes des comités arméniens ont ouvert le feu sur les soldats se rendant sur place, et ils ont aterré un officier et deux soldats.

A la suite de l’opération débouchant sur la mort d’un policier, la perquisition a été faite dans L’Eglise.

Un arménien ayant vu les événements de ses propres yeux, a relaté les faits, dans un article publié dans le journal "Hayrenik" édité en langue arménienne aux Etats-Unis d’Amérique à l’occasion de l’anniversaire des événements en 1927:

«Le fondateuur de l’école de Sansaryan est mort en 1890. La messe a été célébré et le deuil a été observé. Le gouvernement était informé qu’il y avait un atelier des armes à l’ecole. On croyait que Les prêtres catholiques arméniens ont fourni cette information. Köpek Bogos, membre de "l’Association des citoyens en défense" a informé 2 heures avant la perquisition que l’école serait soumise à la perquisition. D’une manière immédiate, les livres d’histoire nationale et les cahiers ont été enlevés. Rien n’a été trouvé à la fin de la perquisition. Les arménniens ont crié en disant que l’entrée des Turcs dans l’Eglise est impure. Ensuite, les hommes de Gergesyan, un des fondateurs de "l’Association des Citoyens en défense" et assasiné sur l’ordre du Comité de Taþnaksutyun ont commencé à procéder à la provocation parmi la population. Les magasins se sont fermés. Les messes à l’Eglise ont été interdites, les cloches ont été tues. Les arméniens dominaients la situation. Les rebelles se servant de cette situation, criaient en disant "Les arméniens sont libres depuis 3 jours et nous défendrons leurs libertés avec des armes, et ils revendiquaient l’allégement des impôts, la suppression du service militaire à paiment, la reconstruction de l’église devenue impure et l’application de l’article 61.

Is ont passé 3-4 jours dans l’église, au cimetière et dans la cour de l’école. Les notables armeniens demandant aux arméniens de se disperser, ont été battus. L’ordre du gouvernement prévoyant le retour au calme n’a pas été entendu. Les membres des comités essayaient. Le frère de Gergesyan a ouvert le feu et tué deux soldats. Le lendamain, les consuls ont fait le tours de la ville. Il y a vait plus de 100 morts et 200-300 blessés des deux côtés. Le Dr. Aslanyan remettant un rapport à propos des Arméiens, aux consuls, a quitté la ville en s’enfuyant, en raison du fait qu’il faisait l’objet de la poursuite de la part des forces gouvernementales.

Au milieu de ces événements, il y avait le vent étranger qui soufflait du nord. Tevet, consul de Russie affirmait lors de la visite rendue au préfet; "Un tel peuple insoumi serait détruit, s’il était en Russie" et à l’adresse des Arméniens: « il ne vaut pas vivre sous la direction d’un gouvernement sauvage comme celui de Turquie»

SOURCE:

URAS, Esat, Les Arméniens et la Question Arménienne dans l’histoire, Ýstanbul, 1987,. p. 458-459.

 

LA MANIFESTATION DE KUMKAPI

(Juillet 1890)

Un des événements les plus importants utilisés par les comités arméniens dans le but de la propagande, est sans doute, la manifestation de Kumkapý.

H. Cangülyan qui a dirigé cette manifestation, expose de la manière suivante, cette action que le comité de Hýnçak a prétendu mettre en œuvre pour revendiquer la justice, sans faire recours aux armes:

«Les Arméniens risquaient de croire être oubliés sans organisation d’une action en. Reponse aux événements d’Erzurum et à l’affaire dite Musa Bey, à Ýstanbul. Pour cette raison, une action de représaille était nécessaire, les crimes commis en Anatolýe n’intéressaient pas l’Europe. Ainsi il est devenu inévitable d’organiser une manifestation pour exprimer les plaintes et attirer l’attention de l’Europe, en présence des ambassadeurs.

L’enthoussiasme arménien pourrait attirer l’attention de la Russie, s’il était restait seulement et entièrement limité à l’Arménie. Saisi de soupçon, la Russie pourrait envahir l’Arménie un jour ou l’autre. Une action organisée dans les autres villes, et particulièrement dans la capitale, pourrait attirer l’attention des autres Etats.

Ainsi, il serait possible de présenter la question arménienne sous une forme plus utile, du point de vue des intérêts nationaux, car on trouvat que l’Angletterre montrait plus de comprehension que la Russie à l’égard de notre cause.

L’état dispersé de la nation melangée avec les autres races dans la patrie, risquait de mettre en échec les actions organisées seulement sur le territoire de la patrie. Compte tenu de cette situation arménienne, il était nécessaire d’organiser les actions arméniennes en dehors des frontières de l’Arménie. Ýstanbul Convenait parfaitement à cette perspective. A Ýstanbul, il y avait 200.000 sujets arméniens, y compris les célibataires et ceux qui sont venus des autres villes.

La tête du mal était à Ýstanbul, C’est pourquoi il était convenable de faire la manifestation devant le nez du Sérail, à Ýstanbul.

Les révolutionnaires devaient profiter de l’éveil de l’esprit revolutionnaire et insurrectionnel d’un peuple vivant dans l’esclavage depuis 5 ou 6 siècles, en améliorant cette âme sur une base plus solide. Répandre les idées revolutionnaires parmi le peuple, tranformer ces idéaux revolutionnaires parmi le peuple, transformer ces idéaux en moyen efficace et utýle, tels étaient les objectifs principaux des activités révolutionnaires.

Si Le gouvernement turc et le peuple Turc n’oseraint pas organiser nouvaux massacres dans l’ensemble du pays, en suivant une ligne politique plus prudente, s’ils voyaient et croyaient que les coups portés à l’Arménie et à l’esprit revolutionnare des Arméniens en éveil, auraient des effets négatifs surtout à Ýstanbul où les intérêts d’ordre internaitonal étaient rassembles.»

Les dirigeants importants du Comité se sont réunis chez Megavoryan, ressortissant russe, habitant dans une maison appartenant à un étranger, dans une rue laterale de Beyoðlu, à Ýstanbul, avant les événements de Kumkapý. 2 personnes ont été élues et désignées à vote secret, pour diriger la manifestation de Kumkapý, prévue pour le 15 juillet: Cangülyan était chargé de conduire le patriache au Sérail, et Murad était chargé de lire la déclahation.

Le jour de la manifestation, les lignes de télégrammer ont été coupée et les membres de Hýnçak se sont reunis à l’église. La déclaration manuscrite a été copiée et dýstribuée. Lors de la messe, Cangülyan a lu la déclaration, du haut de la chaire. Le patriorche Aþýkyan s’est réfugié au siége du patriarcat, en prenant fuite; il n’a pas accepté de se rendre au Sérail, en compagnie des membres de Hýnçak.

Les membres du comité de Hýnçak ont ocapé le patriarcat. Les armes ont pris le feu et les carreaux et les plafonds ont été cassés.

A la fin, Le patriache Aþýkyan est monté, de force, à une voiture, afin de se rendre au sérail. Les membres du Comité et le peuple réunýs ont crié: "Vive le Comité de Hýnçak, vive la Nation arménienne, vive la liberté " Mais,la voiture dans laquelle se trouvait le patriarche a éte ýnterceptée par les forces armées, du fait que le gouvernement était informé par Dacad et Mampra Vartabed.Les membres des comités ont ouvert le feu sur les soldats. Et Cangülyan relate cette scène de la manière suivante:

«Les nôtres ouvraient le feu sauvagement sur les soldats, sans cesse et les soldats essayaient d’arrêter ceux qui tiraient. 6-7 saldats blesés se sont aterrés. Il y avait 10 soldats légèrements blessés. Nous avons donné 2 morts.»

L’événement de Kumkapý présenté, comme "manifestation sans arme" a pris fin de cette façon.

SOURCE:

URAS, Esat, Les Arméniens et la question arménienne dans l’histoire, Ýstanbul, 1987, page 461-463.

 

LE PREMIERE REVOLTE DE SASUN

Sasun, connu pous ses insurrections est une commune, située à une distance de 14 heures de Muþ, dépendant de la ville de Siirt sur le plan administratif et judiciaire, ayant plus de 100 villages dans sa dépendance. Il y a les communes de Mutki et de Garzan à proximité. Cette commune est restée en dehors du contôle du gouvernement en raison de la Zone montagneuse. La population, y compris les arméniens, parle une langue de mélange, formée du Kurde et du dialecte dit "Zaza".

Les arméniens constituaient le cinquième de la population de la sous-préfecture et le reste était des Kurdes, croit-on. Car, il n’y a pas eu de recensement.

Un arménien de nom de Mihran Damadyan est resté dans les environs, pendant 3 mans, dans les années 1890, pour préparer l’insurrection arménienne et travaillant au nom du comité de Hýnçak. Dénoncé par les arméniens de Sasun, Damadyan été arrêté et envoyé à Ýstanbul en 1983, afin d’être jugé, et il a été mis en liberté par la suite.

L’insurrection de Sasun a été organisé par le Comité de Hýnçak afin de provoquer l’intervention des Etats étrangers et mise en application suivant le plan, par Murad (Kamparsun Boyacýyan).

Murad est passé par le Caucase pour se rendra à Sasun, en profitant de l’aide et du soutien du comité de Taþnaksutyun. En arrivant à Sasun, il s’est mis à préparer les plans du soulévement, en rassemblant les arméniens autour de lui-même.

Ce mouvement insurrectionnel ayant pour but essentiel de provequer l’intervention des Etats étrangers a fait l’objet dune large campagne de propagende, de la part des comités arméniens et du patriarcat, d’une manière sanglante et enthousiaste. Les meetings ont été organisés dans diverses capitales Européennes, et les communications ont été faites aux Parlements, en faveur des armeniens. La respansabilité anglaise assumée en vertu du traité de Chypre a été évoqué, un peu partout.

Holward, consul d’Angletterre à Van, a voulu se rendre à Sasun pour faire des études sur place mais, le gouvernement ottoman ne l’a pas autorisé, en le considérant comme incitateur de l’insurrection.

Au terme de longues communications, la participation des consuls de France, d’Angleterre et de Russie en poste à Erzurum, à la commission d’études, formée par le gouvernement Ottoman, a été acceptée dans le principe. La commission en question a mené des travaux d’études pendant une période de six mois, du 4 janvier 1985 au 5 21 juillet 1895, en faisant plus de 108 réunions et en procédant à l’audition de plus de 190 témoins. Ömer Bey, membre de la Commission a dû quitter la Commission le 29 Janvier, après sa nomination au poste de préfet-adjoint pour la préfecture de Bitlis Murad, a été arrêté le 23 août.

Les Arméniens ont mis beaucoup d’espoir dans l’insurrection de Sasun. Selon les arméniens. L’Europe interviendrait à la suite du déclenchement de l’insurrection à Sasun, les revendications arméniennes seraient satisfaites et ainsi cette action assurerait de grands acquis.

Afin de poursuivre l’ýnsurrection, Les membres de Hýnçak ont collecté assez d’argent, en utilisant le cachet du comité à Ýstanbul comme dans les autres villes de la province.

Il serait suffisant de raproduire ici, l’article publié dans le journal américain «New York Herald»peu susceptible d’être accusé de partialité, de la part des parties concernées, à propos du déroulement des faits:

«Les études d’origine européenne , indique que Les arméniens se sont insurgés, en compagnies des incitateurs étrangers venant de l’extérieur.Les insurgés se sont servis des armes modernes envoyées d’Angleterre, en s’opposant aux soldats après des actes de pillage, d’incendie et de massacre, avant de rejoindre les montagnes. La Commission d’investigation a établi que le gouvernement ottoman avait usé de ses droits et compétences légales en envoyant des forces armées régulière pour faire face aux insurgés. Ces soldats ont vaincu les insurgés après des affrontements sanglants. On ne peut pas venir à bout de 3000 insurgés armés, réfugués dans les mantagnes d’accès diffierle, au moyen des mots et des articles de journaux,»

3 mille arméniens se sont rassemblés au Mont Anduk. 500-600 arméniens d’entre eux ont voulu encercler la commune de Muº. Dans ce but, ils ont attaqué le tribu Delican, ils ont tué certains membres du tribu en question et pillé leurs biens. Ils ont blâmé les musulmans. Ces insurgés ont attaqué un groupe de soldats réguliers près de Muþ. Mais ils n’ont pas pu occuper la Commune de Muþ, devant le grand nombre de soldats présents sur place.

Les insurgés ont formé des bandes armées avec ceux qui étaient au mont Anduk. Ces bandes armées ont assassinés des membres des trubus dans les environs et pillè leurs biens. Ils ont mis au feu le neveu d’Ömer Aða, à l’etat vivant. Ils ont violé et massacré les femmes musulmanes près du village de Gülli Güzat.

Ils ont coupé les oreilles et enlevé les yeux aux musulmans; ils les ont forcé à adopter le christiannisme, en les torturant.

Vers la fin du mois d’août, les arméniens ont attaqué les Kurdes habitant près de Muþ et mis au feu 2-3 villages dont Gulli-Güzat. Quant à 3000 rebelles arméniens, ils ont poursuivi leurs actes, de pillage et de massacre donnant lieu au deuil et à la terreur parmi les arméniens et les musulmans. Et il est devenu nécessaire d’envoyer des troupes dans cette règion.

L’insurgé Hamparsum s’est réfugié dans les montagnes avec 11 complices. Ýl a été arrêté vivant, avant de tuer 2 soldats et d’en blesser 6. Les bandes des insurgés étaient dispersées à la fin du mois d’août.

Le Turcs ont traité hummainement les femmes, les enfants, les personnes âgées, les handicapés conformément aux enseignements de l’Ýslam, Les insurgés morts étaient ceux que ne voulaient pas se rendre et qui avaient déclaré la guerre à l’ordre légal du pays"

SOURCE

URAS, Esat, les armeniens et la question armenienne dans l’histoire, Ýstanbul, 1987, p. 471-477.

 

LA REVOLTE DE ZEYTUN

L’insurrection la plus importante provoquée par les membres de Hýrçak à Zeytun, s’est réalisée en juillet 1895. L’information a été reçue en ce qui concerne les agissements de quelques sujets Arméniens d’origine étrangère, dans le village d’Arekin près de Zeytun. Et ces gens-là étaient poursuivis; il s’agissait des propagandistes Agasi, Hraçya, Abah, Niþan, Melek, Garbet, travaillant au nom du comité de Hýnçak, envoyé par le comité de Hýnçak dirigé par Nazarbeg à Londres, en vue de la mise en place de l’insurrection. Ils ont demande à la population de Zeytun de s’armer, et d’attaquer les Turcs, les forces armées et les bourgs importants dans les environs, en indiquant que les armes et l’argent nécessaires seraient envoyés par le Comité et que la Flotte Anglaise arriverait à Mersin et à Ýskenderun avec le déclenchement du mouvement insurrectionnel.

Le 16 septembre 1895, les insurgés de Zeytun ont pris la décision de déclenchement lors de la réunion tenue à Karanlýk Dere, avec la participation de 100 personnes incluant Partogomios vartabet et les représentants du village.

A la suite de cette décision, L’insurrection a commencé immédiament; les lignes télégraphiques ont été coupées; 4000 habitants de Zeytun dont 2000 habitants sans arme, ont commencé à attaquer. Les insurgés encerclant la caserne et le palais de la préfecture ont pris en otage, le sous-préfet, 50 officiers, 600 soldats. Les otages ont été assassinés par les femmes de Zeytun. Le Commandant Remzi Pacha a demandé des détachement d’enforcement pour l’attaque, Ethem Paçha, nommé en remplacement a dû faire la demande pour de nouvelles forces.

Les insurgés disposaient des armes modernes. Les soldats caracolés à Göksün, ont entamé l’attaque en obligeant les insurgés à se réfugier à Zeytun.

Zeytun a éte encerclé par les soldate, mais, les ambassadeurs étrangers en posta à Ýstanbul; ont proposé leur service de médiateur au gouvernement ottoman à propos des Arméniens de Zeytun, alors que l’action entreprise par les forces de sécurité était sur le points d’aboutir. Le Sérail a accepté cette proposition et le mouvement a été arrêté. Les ambassadeurs ont chargé leurs Consuls en poste à Halep de mener des pourparlers. 6 consuls se sont rendus à Zeytun, en date du 1e janvier 1896 avec les insurgés.(1).

Les conditions de paix étant la remise des armes, l’amnestie générale, l’expulsion de 5 membres du Comité Arménien, l’effacement des impôts passés, et la diminution de l’impôt foncier, les insurgés se sont rendus et l’insurrection a pris fin.

Les membres du comité Arménien ont quitté le 13 février , Zeytun et le 12 mars Mersin pour Marseille, sous la protection du Consulat d’Angleterre.

Avec l’insurrection de Zeytun, les travaux actifs menés par le parti de Hýnçak en Turquie a effectivement pris fin. Le parti a cru assurer l’indépendance Arménienne en attirant l’attention de l’Europe par l’intermédiare de ce mouvement mis en ouvre, mais cette tentative n’a donné aucun résultat, sauf pertes de vie pour les armenniens.(2)

REFERENCE:

1. URAS, Esat, Les Arméniens la question Arménienne dans l’histaire, Ýstanbul, 1987, p. 491-496

2. GÜRÜN, Kamuran, Dossier Arménien, TTK Basýmevi, Ankara, 1983, p. 160-161.

 

LA REVOLTE DE VAN

L’insurrection de Van a débuté pendant la nuit du 14 au 15 juin 1895. Mais, les travaux préparatifs remontent plus loin. D’aileurs, le général Mayewski, assumant les fonctions de consul pendant 6 ans à Van et à Erzurum par la suite, écrit ceci:

«En 1895, les révolutionnaires de Van ont entamé des travaux intenses pour attirer l’attention de l’Europe sur la Question Arménienne en demandant des aides financières. Certains assassinats politiques ont été commis selon les décisions prises par le comité révolutionnaire, pendant cette période. Le plus important de ces assassinats est le suivant: L’evêque Bogos a été assasiné, le 6 janvier 1895, lors de la féte religieuse des arméniens, pendant qu’il se rendait à l’Eglise pour célébrer la messe. Les préparatifs révolutionnaires se sont accélérés avec le printemps, et on a commencé à parler des corps trouvés morts près de la ville. Ayant constaté que ces crimes ne faisaient pas l’objet d’une poursuite quelconque, les révolutýonnaires y ont trouvé des signes d’encouragemnt. Plus les arméniens devenaient téméraires, plus les musulmans étaient rendus impatiens.»

Williams, consul d’Angleterre écrit ceci:

«Le comité de Taþnak a 400 members à Van. Avec 50 membres de Hýnçak, ils terrorisent leurs propres coreligionnaires et provoquent la population musulmane avec leur folie et débordement, et rendent impossible la réalisation des réformes. Je suis sûr que le plus grand obstacle menaçant la sécurité de la région sera supprimé, si l’on pouvait faire taire ces éléments.»

Saadettin Pacha, commandant militaire de Van; voit la même situation. Les faits séparés ont commencé à se produire à partir d’octobre 1895 à Van Ainsi, il est devenu nécessaire de rester vigilant. 23 faits ont été enregistrés dans les rapports de la préfecture jusqu’à la date du commencement de L’insurrection. Sadettin Pacha a résumé le déroulement des faits dans son grand rapport qu’il a envoyé après l’insurrection.

L’insurrection de Van a duré du 15 au 24 juin 1895. Lors de l’insurrection, 418 musulmans et 1715 arméniens ont perdu leurs vies, et il y a eu 363 blessés musulmans et 71 blessés arméniens.

Aprés cette date, les bandes armées venant d’Iran ont provoqués certains faits dispersés qui ne se sont pas transformés en resurrection.

SOURCE

GÜRÜN, Kamuran, Dossier Arménien, TTK Basýmevi, Ankara, 1983, p. 161-163.

 

L'ATTAQUE LA BANQUE OTTOMANE

Le dernier événement de l’année 1896 est l’assaut organisé à l’encontre de la Banque Ottomane le 26 août. Ce fait est entièrement l’œuvre du comité de Taþnak. Varto, Mar et Boris, ces trois Arméniens venant du Caucase ont dirigé le mouvennent. Akrekin Pastýrmacýyan, élu député d’Erzurum en 1908, participant à la Première Guerre Mondiale contre la Turquie, à la tête de sa bande sur le front du Caucase et utilisant le nom d’emprunt Armen Garo, est venu d’Athènes pour les rejoindre.

Esat Uras décrit le déroulement des faits ayant eu lieu le 26 août, en se référant à "histoire de Taþnak sutyun" écrite par varantyan en Arménien:

«6 personnesme suffisaient pour commencer l’assaut, le 26 août, à 6 H 30 dans la matinée. Nous sommes partis de bonne heure, avec les bombes dans les sacs et les revolvers à la main. A l’approche de la banque, nous avons entendu les tirs d’armes et de bombes lancées par nos camarades d’avant-garde. Nous avons attaqué la banque en entrant dedans. On nous a pris pour des voleurs. J’ai demandé de ne pas avoir peur. Les bombes étaient efficaces, mais elles ne tuaient pas tout de suite, mais faisaient souffrir. Avec Garo, je suis entré dans le bureau du directeur et Nous avons fait dicter nos canditions nous avons fait savoir que nous ferions éclater toute la banque si nos conditions n’étaient pas acceptées par les Etats et si ceux qui ont participé à cet acte n’étaient pas laissés libres. Nous sommes restés 17 personnes en affrontement. Il y a en 3 morts et 6 camarades etaient blessés. Les pertes de nos ennemis étaient plus grandes.»

Les revendications des membres du comité sont les suivantes:

- Nomination d’un haut commissaire Européen, designé par 6 Etats.

- Désignation des préfets, et des sous-préfets par le haut commissaire et la Confirmation par le padichah, de ces nominations

- Les forces de milice, de Gendarmerie et de Police, formées de la population locale et placées sous le commandement Européen.

- Réforme judiciaire selon le systéme Européen.

- Libertés de culte, éducation et de presse

- La dépense de ¾ du revenu national pour les besoins locaux

- Effacement des dettes fiscales accumulées.

- Exemption fiscale pendant une durée de 5 ans, et dépense des impôts collectés pendant la période suivante de 5 ans, pour réparer les degâts causés par les dernières troubles.

- Remise immédiate des biens saisis.

- Retour libres des émigrés

- Amnéstie pour les Arméniens condamnés pour délits politiques

- Fondation d’une commission provisoire formée par les représentants des Etats Européens afin de contrôler la réalisation des points indiqués ci-dessus.

Enfin, Sir Edgar Vincent, directeur général de la Banque s’est rendu au Sérail, en compagnie de Maximaff, traducteur-en-chef de l’Ambassade de Russie et ils ont obtenu l’autorisation pour résoudre la question. Le départ en toute liberté en été garanti. 17 personnes sont sorties de la Banque, avec Maximoff pour se rendre auprès de Sir edgard Vincent et ils sont partis pour Marseille, à bord du bâteau français Gironde.

L’assaut de banque a ainsi pris fin. Mais L’attaque armée des Arméniens avec des tirs d’arme et de bombe sur la population civile a mobilisé la population musulmane d’Ýstanbul, Les troubles ont duré quelques jours à Ýstanbul. Mais ce n’est pas une attaque orientée vers les Musulmans contre les Arméniens. Les Arméniens ont poursuivi leurs attaques.

Le nombre des Arméniens morts pendant ces événements est de 4.000 - 6.000 selon les sources occidentales. Les documents d’origine Ottomane, passés en revue ne contiennent aucune indication à cet égard. Mais, il est évident que le chiffre de 6.000 est exagéré hors-mesure. Les troubles ont duré pendant quelques jours après la manifestation de Bab-ý Ali, mais le nombre de mort fut de 172. Pour atteindre le nombre de 4.000 - 6.000 pour ce qui concerne les morts, les événements devraient durer pendant quelques semaines. Et on sait que les musulmans ont utilisé plutôt des moyens comme bâtons et couteaux, et avec l’utilisaiton de tels moyen, il devrait y avoir moins de morts. Il n’y a a eu aucun régistre en ce qui concerne le nombre des musulmans qui sont morts. En revanche, les documents d’origine Anglaise, indiquent que le grand-vizir a affirmé la mort de 120 soldats et l’existence de 25 personnes blessées. Les mêmes documents notent que 300 musulmans ont été arrêtés lors de ces événements et que les mesures prises par le gouvernement étaient convenables.

Un Tribunal spécial a été mis en place en raison de ces événements et les musulmans et les Arméniens arrêtés ont été jugés par ce tribunal spécial.

REFERENCE

GÜRÜN, Kamuran, Dossier Arménien, TTK Basýmevi, Ankara, 1983, p. 163-166

 

LA DEUXIEME REVOLTE DE SASUN

La première insurrection de Sasun datant du 8 a oût 1895 est restée sans résultat. Et le comité de Taºnak a voulu porté le coup décisif en juillet 1897. Les bandes armées de Taºnak viennent généralament, en Turquie, de I’Iran via Van. Mais, ils sont souvent gnés par le tribu de Mazrik sur leur passage. Afin d’anéantir le tribu en question, les membres du comité, ont attaqué les tentes du tribu à Honasor, avec une bande formée de 250 personnes, en juillet 1897 à l’aube du jour. Mais, ils n’ont pas obtenu le résultat voulu. Saisie de peur d’encerclement, ils ont du se retirer.

Après cette date, les membres de Taþnak ont intensifié leurs actions dans les régions de Sasun et de Muþ. A cette époque, Antranik a entrepris las actions de bande armée. Antranik, né en 1866 à Þarki Karahisar a adhéré au comité assez tôt, et il a été mis en prison, du fait d’avoir tué un Turc et en prison il a pris la fuite avec l’aide du Comité qu’il a envoyé à Batum. Le nom d’atrantik qui est connu comme commandant de bataillon lors de la Première Guerre Mondiale, avec ses exploits dans le domaine de la lutte de bande armée, a commencé à faire écho vers la fin des années 1890.

Le gouvernement Ottoman a décidé d’installer une caserne sur les collines Taluri et ªenik, pour mettre en ordre Sasun, en 1901. Les Arméniens se sont opposés à ce projet. La lutte a commencé avec la mise en mouvement des bandes armées, placées sous la direction d’Antranik. La vrai insurrection a commencé à se propager dans l’ensemble de la région à partir de la fin de l’année 1903 . Les soldats sont envoyés sur les insurgés le 13 avril 1904. Mais, la guérilla a duré jusqu’en août et Antranýk a dû fuir pour le Caucase.

Selon les indications contenues dans le livre intitulé «Guerres d’Antranik», écrit par K.Küdülyan, publié en 1929 à Beyrouth, 932-1132 Turcs ont éte tués lors des affrontments du 14, 16, 22 avril, du 2 mai et du 127 juillet, alors que le nombre des Arméniens morts est de 19. Ce sont des chiffres indiqués et écrits par les Arméniens. La 2e insurrection de Sasun a eu, comme résultat, la réactualisation de la littérature des massacres auprés de l’opinion publique mondiale, sans pour autant éveiller l’ancien intéret. Car, une autre époque est sur le point de s’ouvrir.

REFERENCE:

GÜRÜN, Kamuran, Dossier Arméniens, TTK Basýmevi, Ankara, 1983, p. 166-197

 

L'ATTENTAT DE YILDIZ

La dernière tentative du comité de Taþnak, en date en Turquie est l’attentat perpétré contre Abdülhamid. D’ailleurs, Papazian le confirme en disant ceci:

«L’attentat visant la vie du Sultan Abdulhamidest devenu le dernier acte des essais de révolution mis en œuvre par le comité de Taþnak au nom des Arméniens de Turquie. C’était une des initiatives pompeuses, et futiles de Taþnaksutyun. Sa réussite n’a apportait aucune utilité à la Cause Arménienne, et son échec a sauvé, probablement, notre peuple, d’une grande catastrophe.»(1)

Krisdapor Mikaelyan, Vram, ªabuh Kendiryan, originaire d’Arnavutköy, le Belge Joris et sa femme, le semi-grec Silvio Riºçi, Lipa-Rips, natif d’Allemagne, Torkom (Ardaº Haçik Kaptanyan), Safo (Konstantin Kabulyan), Mazi Zayn, Gars (Hamparsum Aðacanyan), Kris Fenerciyan, Aþod (Karla Yovanoiç), et certains aventuriers venant du Caucase et d’Europe se sont réunis à Ýstanbul pour faire les plans d’attentat. Munis de 12 bombes, ils sont allés d’abord, à Polonezköy et ils ont fait des essais à bombe dans la petite fôret Ibrahim Pacha.

Krisdapor, titulaire d’un passort Russe, et commerçant juif, a eu la possibilité de participer aux cérémonies du sérail, à plusiers reprises en se servant des indications fournies par l’Ambassade de Russie, et ainsi il a pu juger facile de jeter une bombe sur le Sultan lors de son passage. Mais, il y a un seul inconvénient résultant du fait que Les lignes de passage étaient couvertes de sables, et cela empéchait l’explosion de la bomba.

Ensuite, le plan prévoyant l’attaque par 2 hommes armés de pistolet, et chargés de tirer sur le sultan lors de son passage au cours des cérémonies prévues pour le 15 du mois de Ramadan, a été proposé . Deux hommes à revolver se sont mis à attendre dans l’endroit indiqués. Mais cette initiative n’a pas abouti, car le Sultan s’est rendu au Palais Çýraðan en passant par le jardin de Yýldýz.

Enfin, un plan consistant à jeter des bombes dans l’endroit où se trouvent les invités étrangers et à faire exploser une grande bombe à l’aide d’une voiture , a èté avancé. Toutes les probabilités ont été passées en revue avec tous les calculs possibles. Et la décision a été prise pour la préparation des bombes à l’étranger, la réalisation des essais dans les pays étrangers et l’attentat à bombe avec retardement dans une voiture privée.

Lors des études en cours, Krisdapor s’est rendu à Yýldýz chaque sermaine pour déterminer la durée et la distance concernant l’arrivée du Sultan à la Mosquée et sa sortie. Et la decision a été prise avec précision pour le placement de la voiture contenant la bombe è retardement parmi les voitures des hôtes étrangers, à proximité du Sultan, afin de causer la mort du Sultan avec celle de sa compagnie.

Une caisse de fer contenant 120 kilos d’explosifs qui sera placées sur le siège du conducteur dans la voiture, est construite, et un cadran de montre ayant un cycle de 1 minute et 42 secondes est préparé pour mettre feu à l’explosif. Et il est décidé que Zare Haçikyan, âgé de 45 ans, membre du comité Arménien, un ancien assassin conduise la voiture.

Le matériel explosif a été placé dans la caisse de fer, sous le siège du conduteur, le 18 juillet, dans la matinée, 500 capsuls, mis dans les boîtes de fer-blanc. Vendredi, 21 juillet 1905, on a fait exploser la bombe devant la mosquée, au moment où le Sultan Abdulhamit rentrait au Sérail après les cérémonies. Toutes les précautions étaient prises, mais l’attentat a échoué, en raison du retard dû à l’entrevue que le Sultan a eu avec le chef suprême de I’Ýslam après sa sortie de la Mosquée.

Au terme des instructions menées à propos de l’événement, Edouward Joris, citoyen, Autrichien a été condamné à la peine capitale. Conduit de la maison d’Arrêt au Sérail, Joris a été envoyé en Europe, comme agent d’espionnage avec une prestation de 500 Lires afin de travailler contre les Arméniens.(2)

 

REFERENCE

1) GÜRÜN,Kamuran, Dossier Arménien, TTK Basýmevi, Ankara, 1983, p. 167

2) Uras, Esat, Les Arméniens et la Question Arménenne dans l’histoire, Ýstanbul, 1987, p. 524-531.

 

L'INCIDENT D’ADANA

Au termes des provocations Arméniennes durant plusieurs jours, les Arméniens ont assassiné 2 jeunes musulmans et ont insisté à ne pas rendre les assassins. Ainsi, les musulmans et les Arméniens se sont affrontés dans les rues, pendant 3 jours.

Le gouvernement a immédiatement envoyé un détachement de Soldats, à partir de Dedeaðaç à Adana. L’arrivée des soldats a provoqué la flambée des faits, qui ont été rapidement calmés. Dans ses Memoires, Cemal Pacha écrit que 17.000 Arméniens et 1.850 musulmans sont mort lors des événements d’Adana tout en précisant que ces chiffres seraient inversés si les Arméniens avaient la majorité de la population.

Le patriarcat a donné le chiffre de 21.300 en ce qui concerne le nombre des morts. Babikyan Effendi, député d’Edirne a préparé un rapport afin de présenter à l’Assemblée . Décédé, il n’a pas pu présenter son rapport selon lequel le nombre de morts était de 21.001 Le nombre donné par Cemal Pacha concerne toute la période incluant l’aboutissement des jugements, ainsi, on admet que le nombre des Arméniens morts est plus proche de 17.000 que de 21.000

L’état de Siège a été décrété après les incidents d’Adana. Les accusés arméniens et musulmans ont été envoyés devant la Cour Maritale.

REFERENCE:

GÜRÜN, Kamuran, Dossier Armenren, TTK Basýmevi, Ankara, 1983, p. 175-176

 

L'INCIDENT DE BURSA

A la suite de la propagation des insurrections et des événements, les bandes armées Arméniennes informées à propos de la saisie de nombreuses armes lors des perquisitions menées à Adapazarý et è Ýzmit, et étant en train de se préparer dans les régions telles que Çengiler, Soloz, Orhangazi, Gemlik et Bilecik ont commencé à attaquer la population Turque. Les Arméniens qui voulaient affaiblir les forces sur le front, en obligeant le gouvernement, la gendarmerie et les unités militaires à se mettre à la poursuite des Arméniens, ont opté pour la solution consistant à démoraliser les soldats en guerre contre l’ennemi.

Les bandes Arméniens disposant des armes modernes et même du matériel sanitaire se sont unies avec les bandes armées fuyant Ýzmit et Adapazarý et ont formé des groupes de 60-70 personnes et commencé à attaquer. Il est établi que Barkef, adjoint du grand prêtre, son secrétaire sokpas, le directeur de l’école Arménienne à Bursa, le huissier de l’église, et les autres responsables éclessiastes se trouvaient à la tête des bandes armées.

REFERENCE:

SAKARYA, Ýhsan, général de division, en retraite, la question armémenine à l’appui des documents, Gnkur. Yayýnevi, Ankara, 1984, p. 239

 

L'INCIDENT DE FINDIKÇIK

Les bandes armées des Arméniens, dispersées dans la zone située au nord des Monts Nur lors du déplacement des Armeniens à la suite de l’insurrection dans la région de Zeytun, ont attaqué, les villages Turcs, les unités militaires et les détachements de la gendarmerie , en se livrant aux actes de pillages, d’incendie et de massacre.

600 membres de bande armée, originaires de Teyzun, de Saimbeyli et de Maraþ se sont réunis, en vue du soulèvement, au printemps 1915, dans le village de Fýndýkçýk, situé à 30 km du bourg d’Ayvalýk, entre Maraþ et Bahçe. Et ils ont incendié les 4 villages qui se trouvaient à proximité de fýndýkçýk. Les Arméniens habitants dans la région de Maraþ se sont rendu à Fýndýkçýk, devenu centre de l’insurrection , et le village a été bien préparé pour la défense.

Un détachement de gendarmerie, envoyé dans la zone de l’insurrection, n’a pas permis d’obtenir un résultat positif. L’insurrection a été matée, à la suite de l’intervention du 132e Régiment d’infanterie venant d’Ýslahiye, et d’un bataillon d’infanterie venant de Belen. Plus de 10 villages habités par la population Turques ont été incendiés et détruits lors de ces faits, et 2000 turcs ont été assasinés.

REFERENCE:

SAKARYA, Ýhsan général division en retraite, La Question Arménienne à l’appui des documents. Gnkur. Basýmevi, Ankara, 1984, p. 243-244

 

L'INCIDENT DE MUSADAÐI

Le mont Musa (Musa Daðý) est situé dans les flancs des Monts Nur, ayant une altitude de 1000 mètres, et une apparence de bloc unique. Un film a été fait par les Arméniens d’Amérique, à partir du livre intitulé «40 jours dans le mont Musa», écrit par un juif, dénommé Verfel, pour illustrer les prétendues cruautés subies par les Arméniens.

Le Général Fahrettin Türkkan, préfet de Halep à l’époque , relate ce fait datant de la Première Guerre Mondiale , de la maniére suivante: Etant informé à propos du débarquement imminent des Etats de l’Entente sur la côte de la région d’Ýskenderun, pendant la Première Guerre Mondýale, la population Arménienne de 7 villages dépendant du bourg de Samandað a refusé payer ses impôts, ainsi que l’aide dont l’Armée Turque avait besoin. Ils se sont insurgés en rejoignant le mont Musa Daðý.

Le gouvernement a averti des insurgés eny envoyant des fontionnaires, mais les Arméniens ont répondu à ces avertissements par les armes. Le colonnel Galip a mis sous le contrôle toutes les voies d’accès au mont Musa Daðý et il a voulu parler aux insurgés, personnellement, pour la dernière fois, mais il n’a vu personne. Les investigations menées , ont montré que les Arméniens étaient descendus à la Méditerranée par le flanc prolongé vers la mer. Le colonnel Galip a poursuivi les traces et il a rencontré 20-30 cadavres d’animaux.

«Les recherches effectuées ont permis d’établir que La flotte de guerre Française s’est chargée de transporter les insurgés Arméniens. On pourrait s’assurer de la véracité de ces faits auprès du Gouvernement Français. Plus tard, on a fait des investigations au Mont Musa, mais on n’a pas vu de cadavre humain, ni des gens blessés ou malades. Ainsi, on a conclu que le livre écrit par Verfel, devenu un scénario de film, traduit dans toutes les langues, basé sur les faits tout à fait imagimaires et inventés, et il portait des éléments de propagande contre les Turcs»

Tel est l’événement portant le nom du mont "Musa Daðý"; son but est de dénigrer et d’accuser les Turcs. Les Français ont accordé une grande importance aux villes de Halep et de Hatay comme porte d’accés à la Méditerrannée pendant la Première Guerre Mondiale, ils ont même cherché les moyens pour le débarquement dans cette région. Dans ce but, les Français ont bombardé la ville d’Ýskenderun à 6 reprises. Il ont voulu mettre en difficulté l’Empire Ottoman en organisant le soulévement de la population chrétienne. Mais ils n’ont pas osé le faire jusqu’à la fin de la guerre.

REFERENCE:

Sakarya, Ýlhan, général de division en ratraite, La Question Arménienne à l’appui des documents, Gn. Kur. Basýmevi, Ankara, 1984, p. 245-246.

 

L'INCIDENT DE ÞEBÝNKARAHÝSAR

L’Anatolie a connu plusieurs mouvements de rébeillon, en méme temps que des insurrections Arméniennes. L’une de ces insurrections est l’événement de ªebinkarahisar datant du 5 juin 1915.

Sývaslý Murat (Hamparsum Boyacýyan),un chef de bande armée Arménien, a organisé un assaut sur ªebinkarahisar en compagnie de 500 personnes. La ligne de ravitaillement du front-est de L’Armée Turque passe par cette région stratégique. La prise de cette région par les Arméniens risquait de troubler les service de ravitaillement des Forces Armées Russe. Les membres des bandes armées ont détruit le quartier musulman de ªebinkarahisar, assasiné et torturé les Turcs, attaqué les détachements de gendarmerie.

Devant cette situation, des détachements de renforcement ont été envoyés à Þebinkarahisar, et les insurgés Arméniens ont été encerclés.

Le message envoyé le 15 Juin 1915 au Commandement du 10. Corps d’Armée à Sivas, dit ceci:

«Ona appris que 500 bandits Arméniens réunis ici et là s’étaient insurgé, en se réfugiant dans la vieille citadelle de ªebinkarahisar. La préfecture de Sivas a informé qu’il y avait des affrontements entre les bandes armées et les forces de la Sécurité,»

Le message envoyé le 18-19 juin 1915, par la préfecture de Sivas au Commandement du 3e corps d’Armée contient cette affirmation:

« Il est communiqué que l’insurrection de ªebinkarahisar a été réprimée. 800 sujet arméniens se sont réfugiés dans la citadelle et 200 insurgés étaient armés.»

REFERENCE:

Sakarya, Ýlhan, général de division en retraite, La question Arménienne à l’appui des documents, Gn Kur. Basýnmevi, Ankara, 1984, p. 247- 228.

 

L'INCIDENT D’URFA

Aprés la proclamation du Gouvernenment Constitutionnel, Les Comités Arméniens ont mis en place une organisation formée de Volontaires, à Urfa. En convainquant les Arméniens originaires de l’est de l’Anatolie, instalés dans cette ville. Une personne se présentant comme prêtre après être gracié à la suite de la proclamation du Gouvernement Constitutionnel, exilé, à Trablousgarb pour avoir commis des délits lors du soulèvement d’Urfa en 1895, a été envoyé à Urfa, par le patriarcat Arménien d’Ýstanbul. C’est cette personne qui a préparé l’insurrection arménienne en expliquant l’importance de la procuration des armes et munition, et en insuniant l’animosité à l’égard des Turcs.

Les russes ont accordé une grande importance aux préparatifs Arméniens à Urfa. Car, urfa est situé sur la route conduisant de L’Anatolie de l’Est à Ýskenderun. Les nourritures en quantité suffisante pour subvenir aux besoins des insurgés pendant une durée de 8-10 ans ont été emmagasinés. L’occupation de Van par les Russes a accéléré les travaux de provocation et las propagandes des membres des comités arméniens. Ils ont appelé les arméniens à s’insurger en prétendant que les russes viendraient à Urfa, via Diyarmakýr et Siverek, dans un délai d’un mois.

Une des caractéristiques des travaux préparatifs de l’insurrection concerne la réussite à propos de la mise en place d’une force armée, formée de déserteurs, de membres de comité, et de militants, venant de Maraþ et de Diyarbakýr, mis à l’ordre du commandant en charge les régions telles que Zeytun, Sason, Bitlis et Antep, et la formation des équipes pour divers services consistant à porter de l’eau, faire de la farine, soigner les personnes âgées et les malades, nettoyer les fusils, porter des messages, préparer des munitions, faire le discours.

Lors de la saisie des armes et l’appelations de ceux qui sont né en 1894, sous les drapeaux, et avec l’arrivée des soldats arméniens fuyant les région de Zeytun, Seson, Haçin et diyarbakýr, et rejoignant les comités arméniens, les premières insurrections ont été mises sur pied, le 19 août 1915 dans le village de Germiþ, situé à 7,5 km. d’Urfa.

Le lendemain de cet événement d’Urfa, les soldats arméniens enrôlés dans le détachement de service, en mission sur la route de Tellülebyaz - Urfa - Siverek ont pris l’initiative d’assassiner les officiers et ouvriers turcs, mais ils n’ont pas réussi à le faire. Plus tard, les soldats arméniens de la division employée dans la partie de Tellülebyaz - Urfa ont martyrisé l’officier Ýbrahim Hilmi au moyen de hache, pelle et des armes qu’ils se sont appropriées auprès des gendarmes, en blessant 4 gendarmes et le préposé du village.

Après cet événement datant du 28 août 1915, le calme a été établi jusqu’au 29 septembre 1915. Mais, le 29 septembre 1915, il y a eu 40 tirs de fusil, et le lendemain, le feu a été ouvert sur les policiers et les gendarmes qui se rendaient au quartier arménien pour identifier et trouver les auteur ou les responsables des faits; un gendarme a été martyrisé et 2 gendarmes blessés. Les insurgés ont attaqué les maisons appartenant aux turcs en occupant celles qui étaient convenables pour la défense et l’attaque. Et ils ont martyrisé 10 femmes Musulmanes.

L’insurrection d’Urfa a été bien plannifiée et dirigée par les Comités Arméniens. Il est établi qu’il y a eu l’aide de la part des étrangers.

Les chefs des bandes armées ont trouvé le moyen nécessaire pour pouvair prendre fuite en partant dans les autres régions, après l’insurrection. La fin des affrontements, datant du 16 octobre 1915, a été communiquée par le commandement de la 4e Armée au commandement générale, à la même date portant le no= de chiffrage 7664.

REFERENCE:

Sakarya, Ýhsan, général de division, retraité, La question Arménienne à l’aide des documents, Gnkur. Basýmevi, Ankara, 1984, p. 240 - 243

 

L'INCIDENTS ÝZMÝT ET ADAPAZARI

Il est établi que les Arméniens habitant dans la région , ont mené des activités d’espionage en faveur des Russe, lorsque la Flotte russe ouvraient le feu d’obus sur Eregli au bord de la Mer Noire. Surtout, les Arméniens d’Adapazarý ont commencé a faire la propagande ouvertement en communiquant des nouvelles, et en disant «Les Russes vont débarquer au bord de la Mer Noire dans quelques jours; ils viendront ici, et il ne restera plus de Turc dans notre région» A la suite des perquisitions menées par les Forces Gouvernementales, on a trouvé, en grande quantité, des explosifs, fusils, revolvers, habits de soldat et de gendarme, munitions et dynamites. Les mêmes perquisitions ont été effectuées à Izmit, et les mêmes objets ont été trouvé là aussi.

Selon les dépositions et les déclarations faites par les militants révolutionnaires arrêtés à Adapazarý et à Ýzmit, ces armes et explosifs auraient été utilisés contre les soldats et le peuple Turcs. Ainsi, un plan général d’extermination aurait été appliqué.Et certains Arméniens déguisés en soldats Turcs, auraient porté le coup de l’intérieur. Avec le dévoilement des plans Arméniens, les chef des comités ont pris fuite en partant pour Yalova et Bursa. Et ils ont pillé et assassiné les Turcs qu’ils y ont rencontrés.

D’autre part, les Arméniens ont répandu les propos consistant à affirmer que les Arméniens étaient massacrés, et torturés partout. Et à la fin, Le gouvernement a dû faire recours aux mesures radicales. Certains guérilleros Arméniens ont été arrêtés et d’autres ont pris fuite.

REFERENCE:

Sakarya, Ilhan, général de division, en retraite, La question Arménienne à l’appui des documents, Gn.Kur. Basýmevi, Ankara, 1984, p. 238.

 

LE TABLEAU GENERAL DES REVOLTES

La période entamée par les événements d’Erzurum en 1890, et close avec le Soulèvement de Van en 1896, est présenté comme période d’un grand génocide à l’occident.

Nalbandian dit que «50.000 - 300.000 sujets arméniens ont été tué pendant cette période»

Davih Marchall Lang écrit que 200.000 Arméniens ont été tué entre 1894 et 1896. Selon Pastýrmacýyan, il y a 100.000 - 110.000 morts.

Misasskian écrit qu’au moins 300.000 arméniens sont morts»

Le chiffre de Hepsius est de 88.243. Mais, l’origine de ce chiffre est inconnue. Par exemple, il indique que 20.000 personnes sont mortes à Van en 1896. Tandis que la plupart des guérilleros se trouvant à l’intérieur de la ville de Van sont venus d’Iran. Et il n’ya aucune raison pour douter de la véracité des chiffres donnés par Saadettin Pacha. De même, il écrit que 6000 personnes sont mortes à Zeytun. Aghasi écrit qu’ils avaient donné une perte de 125 personnes. Les documents anglais indiquent que le nombre de ceux qui étaient morts de maladie était approximativement, de 3000 et ces morts n’ont aucune relation avec les insurrections.

Le chiffre de Bliss est de 35.032 pour 1895.

Il est difficile de porter le nombre des arméniens morts lors des insurrections et des soulèvements dans les années 1890, à 20.000, même si on considère les arméniens tués par les balles des membres des comités arméniens, comme étant tués par les Turcs.

Mais il est nécessaire de calculer le nombre des musulmans qui sont morts pendant la même période. Si l’on prend au sérieux le propos d’Aghasi disant «Nous avons tué 20.000 turcs à Zeytun», les pertes musulmanes s’approchent de 25.000, en redoublant les pertes arméniennes. Mais, il est certain que les pertes subies par les Musulmans pendant ces deux années ne sont pas moins de 5.000. Ces musulmans ont été tués, pour la plupart, sans raison, seulement pour provoquer les vivant contre les arméniens!

Tel est le vrai assassinat. Tel est le vrai crime.

SOURCE

Gürün, Kamuran, Dossier Arménien, TTK Basýmevi, Ankara, 1983, p. 167-68

 

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