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ARMENIENNES
REVOLTES
L'INCIDENT
DE MUSA BEY
L’Affaire Musa
Bey est un des événements utilisés par les membres des comités
armeniens comme moyen de propagande sous différentes formes,
devant l’Europe avant la manifestation de Kumkapý, organisée
par le Comité de Hýnçak à Ýstanbul.
Les plaintes
exprimées à l’égard de Musa Bey, originaire de Mutki pourraient
être resumées de la manière suivante:
Musa Bey a
fait plusieurs pillage et des actes de cruauté . Mais les
plaintes exprimées à son égard n’ont pas été prises en considération
. Il a enlevé une arménienne , appelée Gulizar, nièce d’un
prêtre arménien orginaire de Muþ, l’a violée en l’a laissant
à son propre frère en mariage à condition de se convertir
en Islam , mais lafille n’a pas voulu devenir musulmane. Battue
par Musa, elle a perdu un œil et elle est partie pour Ýstanbul
en compagnie des gens originaires de Muþ pour porter plainte,
fuyant le domicile de Musa. 58 arméniens originaires de Muþ,
y compris cette jeune fille et le prêtre, ont adressé une
petition au premier Ministre et au Tribunal à la fois. ýls
n’ont pas reçu de réponse. Ils ont été logés dans les auberges
par les membres des comités le patriarcat. Encouragés par
le Comité arménien, ils ont crié “Pitié”, devant le palais
du sultan; à la suite de cela, ils ont été conduits à l’office
de l’entrée du Seraïl et interrogés.
Et Musa Bey
a été amené à Ýstanbul pour être jugé. Et il a été jugé en
présence d’une assistance nombreuse incluant les représantants
politiques étrangers et les journalistes. 60 porteurs de plainte
et témoins ont éte entendus lors de l’audience. A la fin,
Musa bey été acquitté. Ainsi, une manifestation à laquelle
les membres des comités accordaient une grande importance
n’a pas donné le resultat espéré.
Mais l’affaire
Musa Bey est devenu un matériel important pour la propagande.
Les photos de Gulizar, Jeune fille arménienne, ont été prises
en compagnie de sa mére et de son oncle paternel qui était
prêtre, et elles ont été envoyées à l’étranger. Ainsi, on
a voulu provoquer le fanatisme chrétien.
SOURCE:
URAS, Esat
les Armeniens et la Question Arménienne dans l’histoire, Ýstanbul,
1987, p. 460-461
L'INCIDENT
D’ERZURUM
L’insurrection
d’Erzurum a eu lieu le 20 juin 1890. Samih Pacha, préfet à
l’époque et certains fonctionnaires concernés étaient informés
à propos du fait que les Arméniens cachaient à l’école de
Sansaryan et dans les Eglises , les armes et les munitions
qu’ils faisaient venir de la Russie. On a voulu mener des
perquisitions à l’église, avec la participation des policiers
et des gendarmes au mois de juillet; mais, les armeniens,
informés d’avance à propos de cette opération, ont pris les
précautions nécessaires en se préparant pour faire opposition.
Les memberes des comités arméniens ont ouvert le feu sur les
soldats se rendant sur place, et ils ont aterré un officier
et deux soldats.
A la suite
de l’opération débouchant sur la mort d’un policier, la perquisition
a été faite dans L’Eglise.
Un arménien
ayant vu les événements de ses propres yeux, a relaté les
faits, dans un article publié dans le journal "Hayrenik"
édité en langue arménienne aux Etats-Unis d’Amérique à l’occasion
de l’anniversaire des événements en 1927:
«Le
fondateuur de l’école de Sansaryan est mort en 1890. La messe
a été célébré et le deuil a été observé. Le gouvernement était
informé qu’il y avait un atelier des armes à l’ecole. On croyait
que Les prêtres catholiques arméniens ont fourni cette information.
Köpek Bogos, membre de "l’Association des citoyens en
défense" a informé 2 heures avant la perquisition que
l’école serait soumise à la perquisition. D’une manière immédiate,
les livres d’histoire nationale et les cahiers ont été enlevés.
Rien n’a été trouvé à la fin de la perquisition. Les arménniens
ont crié en disant que l’entrée des Turcs dans l’Eglise est
impure. Ensuite, les hommes de Gergesyan, un des fondateurs
de "l’Association des Citoyens en défense" et assasiné
sur l’ordre du Comité de Taþnaksutyun ont commencé à procéder
à la provocation parmi la population. Les magasins se sont
fermés. Les messes à l’Eglise ont été interdites, les cloches
ont été tues. Les arméniens dominaients la situation. Les
rebelles se servant de cette situation, criaient en disant
"Les arméniens sont libres depuis 3 jours et nous défendrons
leurs libertés avec des armes, et ils revendiquaient l’allégement
des impôts, la suppression du service militaire à paiment,
la reconstruction de l’église devenue impure et l’application
de l’article 61.
Is ont passé
3-4 jours dans l’église, au cimetière et dans la cour de l’école.
Les notables armeniens demandant aux arméniens de se disperser,
ont été battus. L’ordre du gouvernement prévoyant le retour
au calme n’a pas été entendu. Les membres des comités
essayaient. Le frère de Gergesyan a ouvert le feu et tué deux
soldats. Le lendamain, les consuls ont fait le tours de la
ville. Il y a vait plus de 100 morts et 200-300 blessés des
deux côtés. Le Dr. Aslanyan remettant un rapport à propos
des Arméiens, aux consuls, a quitté la ville en s’enfuyant,
en raison du fait qu’il faisait l’objet de la poursuite de
la part des forces gouvernementales.
Au milieu
de ces événements, il y avait le vent étranger qui
soufflait du nord. Tevet, consul de Russie affirmait lors
de la visite rendue au préfet; "Un tel peuple insoumi
serait détruit, s’il était en Russie" et à l’adresse
des Arméniens: « il ne vaut pas vivre sous la direction
d’un gouvernement sauvage comme celui de Turquie»
SOURCE:
URAS,
Esat, Les Arméniens et la Question Arménienne dans l’histoire,
Ýstanbul, 1987,. p. 458-459.
LA
MANIFESTATION DE KUMKAPI
(Juillet
1890)
Un des événements
les plus importants utilisés par les comités arméniens dans
le but de la propagande, est sans doute, la manifestation
de Kumkapý.
H. Cangülyan
qui a dirigé cette manifestation, expose de la manière suivante,
cette action que le comité de Hýnçak a prétendu mettre en
œuvre pour revendiquer la justice, sans faire recours aux
armes:
«Les
Arméniens risquaient de croire être oubliés sans organisation
d’une action en. Reponse aux événements d’Erzurum et à l’affaire
dite Musa Bey, à Ýstanbul. Pour cette raison, une action de
représaille était nécessaire, les crimes commis en Anatolýe
n’intéressaient pas l’Europe. Ainsi il est devenu inévitable
d’organiser une manifestation pour exprimer les plaintes et
attirer l’attention de l’Europe, en présence des ambassadeurs.
L’enthoussiasme
arménien pourrait attirer l’attention de la Russie, s’il était
restait seulement et entièrement limité à l’Arménie. Saisi
de soupçon, la Russie pourrait envahir l’Arménie un jour ou
l’autre. Une action organisée dans les autres villes, et particulièrement
dans la capitale, pourrait attirer l’attention des autres
Etats.
Ainsi,
il serait possible de présenter la question arménienne sous
une forme plus utile, du point de vue des intérêts nationaux,
car on trouvat que l’Angletterre montrait plus de comprehension
que la Russie à l’égard de notre cause.
L’état
dispersé de la nation melangée avec les autres races dans
la patrie, risquait de mettre en échec les actions organisées
seulement sur le territoire de la patrie. Compte tenu de cette
situation arménienne, il était nécessaire d’organiser les
actions arméniennes en dehors des frontières de l’Arménie.
Ýstanbul Convenait parfaitement à cette perspective. A Ýstanbul,
il y avait 200.000 sujets arméniens, y compris les célibataires
et ceux qui sont venus des autres villes.
La
tête du mal était à Ýstanbul, C’est pourquoi il était convenable
de faire la manifestation devant le nez du Sérail, à Ýstanbul.
Les
révolutionnaires devaient profiter de l’éveil de l’esprit
revolutionnaire et insurrectionnel d’un peuple vivant dans
l’esclavage depuis 5 ou 6 siècles, en améliorant cette âme
sur une base plus solide. Répandre les idées revolutionnaires
parmi le peuple, tranformer ces idéaux revolutionnaires parmi
le peuple, transformer ces idéaux en moyen efficace et utýle,
tels étaient les objectifs principaux des activités révolutionnaires.
Si
Le gouvernement turc et le peuple Turc n’oseraint pas organiser
nouvaux massacres dans l’ensemble du pays, en suivant une
ligne politique plus prudente, s’ils voyaient et croyaient
que les coups portés à l’Arménie et à l’esprit revolutionnare
des Arméniens en éveil, auraient des effets négatifs surtout
à Ýstanbul où les intérêts d’ordre internaitonal étaient rassembles.»
Les dirigeants
importants du Comité se sont réunis chez Megavoryan, ressortissant
russe, habitant dans une maison appartenant à un étranger,
dans une rue laterale de Beyoðlu, à Ýstanbul, avant les événements
de Kumkapý. 2 personnes ont été élues et désignées à vote
secret, pour diriger la manifestation de Kumkapý, prévue pour
le 15 juillet: Cangülyan était chargé de conduire le patriache
au Sérail, et Murad était chargé de lire la déclahation.
Le jour de
la manifestation, les lignes de télégrammer ont été coupée
et les membres de Hýnçak se sont reunis à l’église. La déclaration
manuscrite a été copiée et dýstribuée. Lors de la messe, Cangülyan
a lu la déclaration, du haut de la chaire. Le patriorche Aþýkyan
s’est réfugié au siége du patriarcat, en prenant fuite; il
n’a pas accepté de se rendre au Sérail, en compagnie des membres
de Hýnçak.
Les membres
du comité de Hýnçak ont ocapé le patriarcat. Les armes ont
pris le feu et les carreaux et les plafonds ont été cassés.
A la fin, Le
patriache Aþýkyan est monté, de force, à une voiture, afin
de se rendre au sérail. Les membres du Comité et le peuple
réunýs ont crié: "Vive le Comité de Hýnçak, vive la
Nation arménienne, vive la liberté " Mais,la voiture
dans laquelle se trouvait le patriarche a éte ýnterceptée
par les forces armées, du fait que le gouvernement était informé
par Dacad et Mampra Vartabed.Les membres des comités ont ouvert
le feu sur les soldats. Et Cangülyan relate cette scène de
la manière suivante:
«Les
nôtres ouvraient le feu sauvagement sur les soldats, sans
cesse et les soldats essayaient d’arrêter ceux qui tiraient.
6-7 saldats blesés se sont aterrés. Il y avait 10 soldats
légèrements blessés. Nous avons donné 2 morts.»
L’événement
de Kumkapý présenté, comme "manifestation sans arme"
a pris fin de cette façon.
SOURCE:
URAS,
Esat, Les Arméniens et la question arménienne dans l’histoire,
Ýstanbul, 1987, page 461-463.
LE
PREMIERE REVOLTE DE SASUN
Sasun, connu
pous ses insurrections est une commune, située à une distance
de 14 heures de Muþ, dépendant de la ville de Siirt sur le
plan administratif et judiciaire, ayant plus de 100 villages
dans sa dépendance. Il y a les communes de Mutki et de Garzan
à proximité. Cette commune est restée en dehors du contôle
du gouvernement en raison de la Zone montagneuse. La population,
y compris les arméniens, parle une langue de mélange, formée
du Kurde et du dialecte dit "Zaza".
Les arméniens
constituaient le cinquième de la population de la sous-préfecture
et le reste était des Kurdes, croit-on. Car, il n’y a pas
eu de recensement.
Un arménien
de nom de Mihran Damadyan est resté dans les environs, pendant
3 mans, dans les années 1890, pour préparer l’insurrection
arménienne et travaillant au nom du comité de Hýnçak. Dénoncé
par les arméniens de Sasun, Damadyan été arrêté et envoyé
à Ýstanbul en 1983, afin d’être jugé, et il a été mis en liberté
par la suite.
L’insurrection
de Sasun a été organisé par le Comité de Hýnçak afin de provoquer
l’intervention des Etats étrangers et mise en application
suivant le plan, par Murad (Kamparsun Boyacýyan).
Murad est passé
par le Caucase pour se rendra à Sasun, en profitant de l’aide
et du soutien du comité de Taþnaksutyun. En arrivant à Sasun,
il s’est mis à préparer les plans du soulévement, en rassemblant
les arméniens autour de lui-même.
Ce mouvement
insurrectionnel ayant pour but essentiel de provequer l’intervention
des Etats étrangers a fait l’objet dune large campagne de
propagende, de la part des comités arméniens et du patriarcat,
d’une manière sanglante et enthousiaste. Les meetings ont
été organisés dans diverses capitales Européennes, et les
communications ont été faites aux Parlements, en faveur des
armeniens. La respansabilité anglaise assumée en vertu du
traité de Chypre a été évoqué, un peu partout.
Holward, consul
d’Angletterre à Van, a voulu se rendre à Sasun pour faire
des études sur place mais, le gouvernement ottoman ne l’a
pas autorisé, en le considérant comme incitateur de l’insurrection.
Au terme de
longues communications, la participation des consuls de France,
d’Angleterre et de Russie en poste à Erzurum, à la commission
d’études, formée par le gouvernement Ottoman, a été acceptée
dans le principe. La commission en question a mené des travaux
d’études pendant une période de six mois, du 4 janvier 1985
au 5 21 juillet 1895, en faisant plus de 108 réunions et en
procédant à l’audition de plus de 190 témoins. Ömer Bey, membre
de la Commission a dû quitter la Commission le 29 Janvier,
après sa nomination au poste de préfet-adjoint pour la préfecture
de Bitlis Murad, a été arrêté le 23 août.
Les Arméniens
ont mis beaucoup d’espoir dans l’insurrection de Sasun. Selon
les arméniens. L’Europe interviendrait à la suite du déclenchement
de l’insurrection à Sasun, les revendications arméniennes
seraient satisfaites et ainsi cette action assurerait de grands
acquis.
Afin de poursuivre
l’ýnsurrection, Les membres de Hýnçak ont collecté assez d’argent,
en utilisant le cachet du comité à Ýstanbul comme dans les
autres villes de la province.
Il serait suffisant
de raproduire ici, l’article publié dans le journal américain
«New York Herald»peu susceptible d’être accusé de partialité,
de la part des parties concernées, à propos du déroulement
des faits:
«Les
études d’origine européenne , indique que Les arméniens se
sont insurgés, en compagnies des incitateurs étrangers venant
de l’extérieur.Les insurgés se sont servis des armes modernes
envoyées d’Angleterre, en s’opposant aux soldats après des
actes de pillage, d’incendie et de massacre, avant de rejoindre
les montagnes. La Commission d’investigation a établi que
le gouvernement ottoman avait usé de ses droits et compétences
légales en envoyant des forces armées régulière pour faire
face aux insurgés. Ces soldats ont vaincu les insurgés après
des affrontements sanglants. On ne peut pas venir à bout de
3000 insurgés armés, réfugués dans les mantagnes d’accès diffierle,
au moyen des mots et des articles de journaux,»
3
mille arméniens se sont rassemblés au Mont Anduk. 500-600
arméniens d’entre eux ont voulu encercler la commune de Muº.
Dans ce but, ils ont attaqué le tribu Delican, ils ont tué
certains membres du tribu en question et pillé leurs biens.
Ils ont blâmé les musulmans. Ces insurgés ont attaqué un groupe
de soldats réguliers près de Muþ. Mais ils n’ont pas pu occuper
la Commune de Muþ, devant le grand nombre de soldats présents
sur place.
Les insurgés
ont formé des bandes armées avec ceux qui étaient au
mont Anduk. Ces bandes armées ont assassinés des membres des
trubus dans les environs et pillè leurs biens. Ils ont mis
au feu le neveu d’Ömer Aða, à l’etat vivant. Ils ont violé
et massacré les femmes musulmanes près du village de Gülli
Güzat.
Ils
ont coupé les oreilles et enlevé les yeux aux musulmans; ils
les ont forcé à adopter le christiannisme, en les torturant.
Vers la
fin du mois d’août, les arméniens ont attaqué les Kurdes habitant
près de Muþ et mis au feu 2-3 villages dont Gulli-Güzat. Quant
à 3000 rebelles arméniens, ils ont poursuivi leurs actes,
de pillage et de massacre donnant lieu au deuil et
à la terreur parmi les arméniens et les musulmans. Et il est
devenu nécessaire d’envoyer des troupes dans cette règion.
L’insurgé
Hamparsum s’est réfugié dans les montagnes avec 11 complices.
Ýl a été arrêté vivant, avant de tuer 2 soldats et d’en blesser
6. Les bandes des insurgés étaient dispersées à la fin du
mois d’août.
Le Turcs
ont traité hummainement les femmes, les enfants, les personnes
âgées, les handicapés conformément aux enseignements de l’Ýslam,
Les insurgés morts étaient ceux que ne voulaient pas se rendre
et qui avaient déclaré la guerre à l’ordre légal du pays"
SOURCE
URAS,
Esat, les armeniens et la question armenienne dans l’histoire,
Ýstanbul, 1987, p. 471-477.
LA
REVOLTE DE ZEYTUN
L’insurrection
la plus importante provoquée par les membres de Hýrçak à Zeytun,
s’est réalisée en juillet 1895. L’information a été reçue
en ce qui concerne les agissements de quelques sujets Arméniens
d’origine étrangère, dans le village d’Arekin près de Zeytun.
Et ces gens-là étaient poursuivis; il s’agissait des propagandistes
Agasi, Hraçya, Abah, Niþan, Melek, Garbet, travaillant au
nom du comité de Hýnçak, envoyé par le comité de Hýnçak dirigé
par Nazarbeg à Londres, en vue de la mise en place de l’insurrection.
Ils ont demande à la population de Zeytun de s’armer, et d’attaquer
les Turcs, les forces armées et les bourgs importants dans
les environs, en indiquant que les armes et l’argent nécessaires
seraient envoyés par le Comité et que la Flotte Anglaise arriverait
à Mersin et à Ýskenderun avec le déclenchement du mouvement
insurrectionnel.
Le 16 septembre
1895, les insurgés de Zeytun ont pris la décision de déclenchement
lors de la réunion tenue à Karanlýk Dere, avec la participation
de 100 personnes incluant Partogomios vartabet et les représentants
du village.
A la suite
de cette décision, L’insurrection a commencé immédiament;
les lignes télégraphiques ont été coupées; 4000 habitants
de Zeytun dont 2000 habitants sans arme, ont commencé à attaquer.
Les insurgés encerclant la caserne et le palais de la préfecture
ont pris en otage, le sous-préfet, 50 officiers, 600 soldats.
Les otages ont été assassinés par les femmes de Zeytun. Le
Commandant Remzi Pacha a demandé des détachement d’enforcement
pour l’attaque, Ethem Paçha, nommé en remplacement a dû faire
la demande pour de nouvelles forces.
Les insurgés
disposaient des armes modernes. Les soldats caracolés à Göksün,
ont entamé l’attaque en obligeant les insurgés à se réfugier
à Zeytun.
Zeytun a éte
encerclé par les soldate, mais, les ambassadeurs étrangers
en posta à Ýstanbul; ont proposé leur service de médiateur
au gouvernement ottoman à propos des Arméniens de Zeytun,
alors que l’action entreprise par les forces de sécurité était
sur le points d’aboutir. Le Sérail a accepté cette proposition
et le mouvement a été arrêté. Les ambassadeurs ont chargé
leurs Consuls en poste à Halep de mener des pourparlers. 6
consuls se sont rendus à Zeytun, en date du 1e janvier 1896
avec les insurgés.(1).
Les conditions
de paix étant la remise des armes, l’amnestie générale, l’expulsion
de 5 membres du Comité Arménien, l’effacement des impôts passés,
et la diminution de l’impôt foncier, les insurgés se sont
rendus et l’insurrection a pris fin.
Les membres
du comité Arménien ont quitté le 13 février , Zeytun et le
12 mars Mersin pour Marseille, sous la protection du Consulat
d’Angleterre.
Avec l’insurrection
de Zeytun, les travaux actifs menés par le parti de Hýnçak
en Turquie a effectivement pris fin. Le parti a cru assurer
l’indépendance Arménienne en attirant l’attention de l’Europe
par l’intermédiare de ce mouvement mis en ouvre, mais cette
tentative n’a donné aucun résultat, sauf pertes de vie pour
les armenniens.(2)
REFERENCE:
1.
URAS, Esat, Les Arméniens la question Arménienne dans l’histaire,
Ýstanbul, 1987, p. 491-496
2.
GÜRÜN, Kamuran, Dossier Arménien, TTK Basýmevi, Ankara, 1983,
p. 160-161.
LA
REVOLTE DE VAN
L’insurrection
de Van a débuté pendant la nuit du 14 au 15 juin 1895. Mais,
les travaux préparatifs remontent plus loin. D’aileurs, le
général Mayewski, assumant les fonctions de consul pendant
6 ans à Van et à Erzurum par la suite, écrit ceci:
«En
1895, les révolutionnaires de Van ont entamé des travaux intenses
pour attirer l’attention de l’Europe sur la Question Arménienne
en demandant des aides financières. Certains assassinats politiques
ont été commis selon les décisions prises par le comité révolutionnaire,
pendant cette période. Le plus important de ces assassinats
est le suivant: L’evêque Bogos a été assasiné, le 6 janvier
1895, lors de la féte religieuse des arméniens, pendant qu’il
se rendait à l’Eglise pour célébrer la messe. Les préparatifs
révolutionnaires se sont accélérés avec le printemps, et on
a commencé à parler des corps trouvés morts près de la ville.
Ayant constaté que ces crimes ne faisaient pas l’objet d’une
poursuite quelconque, les révolutýonnaires y ont trouvé des
signes d’encouragemnt. Plus les arméniens devenaient téméraires,
plus les musulmans étaient rendus impatiens.»
Williams,
consul d’Angleterre écrit ceci:
«Le
comité de Taþnak a 400 members à Van. Avec 50 membres de Hýnçak,
ils terrorisent leurs propres coreligionnaires et provoquent
la population musulmane avec leur folie et débordement, et
rendent impossible la réalisation des réformes. Je suis sûr
que le plus grand obstacle menaçant la sécurité de la région
sera supprimé, si l’on pouvait faire taire ces éléments.»
Saadettin Pacha,
commandant militaire de Van; voit la même situation. Les faits
séparés ont commencé à se produire à partir d’octobre 1895
à Van Ainsi, il est devenu nécessaire de rester vigilant.
23 faits ont été enregistrés dans les rapports de la préfecture
jusqu’à la date du commencement de L’insurrection. Sadettin
Pacha a résumé le déroulement des faits dans son grand rapport
qu’il a envoyé après l’insurrection.
L’insurrection
de Van a duré du 15 au 24 juin 1895. Lors de l’insurrection,
418 musulmans et 1715 arméniens ont perdu leurs vies, et il
y a eu 363 blessés musulmans et 71 blessés arméniens.
Aprés cette
date, les bandes armées venant d’Iran ont provoqués certains
faits dispersés qui ne se sont pas transformés en resurrection.
SOURCE
GÜRÜN,
Kamuran, Dossier Arménien, TTK Basýmevi, Ankara, 1983, p.
161-163.
L'ATTAQUE
LA BANQUE OTTOMANE
Le dernier
événement de l’année 1896 est l’assaut organisé à l’encontre
de la Banque Ottomane le 26 août. Ce fait est entièrement
l’œuvre du comité de Taþnak. Varto, Mar et Boris, ces trois
Arméniens venant du Caucase ont dirigé le mouvennent. Akrekin
Pastýrmacýyan, élu député d’Erzurum en 1908, participant à
la Première Guerre Mondiale contre la Turquie, à la tête de
sa bande sur le front du Caucase et utilisant le nom d’emprunt
Armen Garo, est venu d’Athènes pour les rejoindre.
Esat Uras décrit
le déroulement des faits ayant eu lieu le 26 août, en se référant
à "histoire de Taþnak sutyun" écrite par varantyan
en Arménien:
«6
personnesme suffisaient pour commencer l’assaut, le 26 août,
à 6 H 30 dans la matinée. Nous sommes partis de bonne heure,
avec les bombes dans les sacs et les revolvers à la main.
A l’approche de la banque, nous avons entendu les tirs d’armes
et de bombes lancées par nos camarades d’avant-garde. Nous
avons attaqué la banque en entrant dedans. On nous a pris
pour des voleurs. J’ai demandé de ne pas avoir peur. Les bombes
étaient efficaces, mais elles ne tuaient pas tout de suite,
mais faisaient souffrir. Avec Garo, je suis entré dans le
bureau du directeur et Nous avons fait dicter nos canditions
nous avons fait savoir que nous ferions éclater toute la banque
si nos conditions n’étaient pas acceptées par les Etats et
si ceux qui ont participé à cet acte n’étaient pas laissés
libres. Nous sommes restés 17 personnes en affrontement. Il
y a en 3 morts et 6 camarades etaient blessés. Les pertes
de nos ennemis étaient plus grandes.»
Les revendications
des membres du comité sont les suivantes:
-
Nomination d’un haut commissaire Européen, designé par 6 Etats.
-
Désignation des préfets, et des sous-préfets par le haut commissaire
et la Confirmation par le padichah, de ces nominations
-
Les forces de milice, de Gendarmerie et de Police, formées
de la population locale et placées sous le commandement Européen.
-
Réforme judiciaire selon le systéme Européen.
-
Libertés de culte, éducation et de presse
-
La dépense de ¾ du revenu national pour les besoins locaux
-
Effacement des dettes fiscales accumulées.
-
Exemption fiscale pendant une durée de 5 ans, et dépense des
impôts collectés pendant la période suivante de 5 ans, pour
réparer les degâts causés par les dernières troubles.
-
Remise immédiate des biens saisis.
-
Retour libres des émigrés
-
Amnéstie pour les Arméniens condamnés pour délits politiques
-
Fondation d’une commission provisoire formée par les représentants
des Etats Européens afin de contrôler la réalisation des points
indiqués ci-dessus.
Enfin, Sir
Edgar Vincent, directeur général de la Banque s’est rendu
au Sérail, en compagnie de Maximaff, traducteur-en-chef de
l’Ambassade de Russie et ils ont obtenu l’autorisation pour
résoudre la question. Le départ en toute liberté en été garanti.
17 personnes sont sorties de la Banque, avec Maximoff pour
se rendre auprès de Sir edgard Vincent et ils sont partis
pour Marseille, à bord du bâteau français Gironde.
L’assaut de
banque a ainsi pris fin. Mais L’attaque armée des Arméniens
avec des tirs d’arme et de bombe sur la population civile
a mobilisé la population musulmane d’Ýstanbul, Les troubles
ont duré quelques jours à Ýstanbul. Mais ce n’est pas une
attaque orientée vers les Musulmans contre les Arméniens.
Les Arméniens ont poursuivi leurs attaques.
Le nombre des
Arméniens morts pendant ces événements est de 4.000 - 6.000
selon les sources occidentales. Les documents d’origine Ottomane,
passés en revue ne contiennent aucune indication à cet égard.
Mais, il est évident que le chiffre de 6.000 est exagéré hors-mesure.
Les troubles ont duré pendant quelques jours après la manifestation
de Bab-ý Ali, mais le nombre de mort fut de 172. Pour atteindre
le nombre de 4.000 - 6.000 pour ce qui concerne les morts,
les événements devraient durer pendant quelques semaines.
Et on sait que les musulmans ont utilisé plutôt des moyens
comme bâtons et couteaux, et avec l’utilisaiton de tels moyen,
il devrait y avoir moins de morts. Il n’y a a eu aucun régistre
en ce qui concerne le nombre des musulmans qui sont morts.
En revanche, les documents d’origine Anglaise, indiquent que
le grand-vizir a affirmé la mort de 120 soldats et l’existence
de 25 personnes blessées. Les mêmes documents notent que 300
musulmans ont été arrêtés lors de ces événements et que les
mesures prises par le gouvernement étaient convenables.
Un Tribunal
spécial a été mis en place en raison de ces événements et
les musulmans et les Arméniens arrêtés ont été jugés par ce
tribunal spécial.
REFERENCE
GÜRÜN,
Kamuran, Dossier Arménien, TTK Basýmevi, Ankara, 1983, p.
163-166
LA
DEUXIEME REVOLTE DE SASUN
La première
insurrection de Sasun datant du 8 a oût 1895 est restée sans
résultat. Et le comité de Taºnak a voulu porté le coup décisif
en juillet 1897. Les bandes armées de Taºnak viennent généralament,
en Turquie, de I’Iran via Van. Mais, ils sont souvent gnés
par le tribu de Mazrik sur leur passage. Afin d’anéantir le
tribu en question, les membres du comité, ont attaqué les
tentes du tribu à Honasor, avec une bande formée de 250 personnes,
en juillet 1897 à l’aube du jour. Mais, ils n’ont pas obtenu
le résultat voulu. Saisie de peur d’encerclement, ils ont
du se retirer.
Après cette
date, les membres de Taþnak ont intensifié leurs actions dans
les régions de Sasun et de Muþ. A cette époque, Antranik a
entrepris las actions de bande armée. Antranik, né en 1866
à Þarki Karahisar a adhéré au comité assez tôt, et il a été
mis en prison, du fait d’avoir tué un Turc et en prison il
a pris la fuite avec l’aide du Comité qu’il a envoyé à Batum.
Le nom d’atrantik qui est connu comme commandant de bataillon
lors de la Première Guerre Mondiale, avec ses exploits dans
le domaine de la lutte de bande armée, a commencé à faire
écho vers la fin des années 1890.
Le gouvernement
Ottoman a décidé d’installer une caserne sur les collines
Taluri et ªenik, pour mettre en ordre Sasun, en 1901. Les
Arméniens se sont opposés à ce projet. La lutte a commencé
avec la mise en mouvement des bandes armées, placées sous
la direction d’Antranik. La vrai insurrection a commencé à
se propager dans l’ensemble de la région à partir de la fin
de l’année 1903 . Les soldats sont envoyés sur les insurgés
le 13 avril 1904. Mais, la guérilla a duré jusqu’en août et
Antranýk a dû fuir pour le Caucase.
Selon les indications
contenues dans le livre intitulé «Guerres d’Antranik», écrit
par K.Küdülyan, publié en 1929 à Beyrouth, 932-1132 Turcs
ont éte tués lors des affrontments du 14, 16, 22 avril, du
2 mai et du 127 juillet, alors que le nombre des Arméniens
morts est de 19. Ce sont des chiffres indiqués et écrits par
les Arméniens. La 2e insurrection de Sasun a eu, comme résultat,
la réactualisation de la littérature des massacres auprés
de l’opinion publique mondiale, sans pour autant éveiller
l’ancien intéret. Car, une autre époque est sur le point de
s’ouvrir.
REFERENCE:
GÜRÜN,
Kamuran, Dossier Arméniens, TTK Basýmevi, Ankara, 1983, p.
166-197
L'ATTENTAT
DE YILDIZ
La dernière
tentative du comité de Taþnak, en date en Turquie est l’attentat
perpétré contre Abdülhamid. D’ailleurs, Papazian le confirme
en disant ceci:
«L’attentat
visant la vie du Sultan Abdulhamidest devenu le dernier acte
des essais de révolution mis en œuvre par le comité de Taþnak
au nom des Arméniens de Turquie. C’était une des initiatives
pompeuses, et futiles de Taþnaksutyun. Sa réussite n’a apportait
aucune utilité à la Cause Arménienne, et son échec a sauvé,
probablement, notre peuple, d’une grande catastrophe.»(1)
Krisdapor Mikaelyan,
Vram, ªabuh Kendiryan, originaire d’Arnavutköy, le Belge Joris
et sa femme, le semi-grec Silvio Riºçi, Lipa-Rips, natif d’Allemagne,
Torkom (Ardaº Haçik Kaptanyan), Safo (Konstantin Kabulyan),
Mazi Zayn, Gars (Hamparsum Aðacanyan), Kris Fenerciyan, Aþod
(Karla Yovanoiç), et certains aventuriers venant du Caucase
et d’Europe se sont réunis à Ýstanbul pour faire les plans
d’attentat. Munis de 12 bombes, ils sont allés d’abord, à
Polonezköy et ils ont fait des essais à bombe dans la petite
fôret Ibrahim Pacha.
Krisdapor,
titulaire d’un passort Russe, et commerçant juif, a eu la
possibilité de participer aux cérémonies du sérail, à plusiers
reprises en se servant des indications fournies par l’Ambassade
de Russie, et ainsi il a pu juger facile de jeter une bombe
sur le Sultan lors de son passage. Mais, il y a un seul inconvénient
résultant du fait que Les lignes de passage étaient couvertes
de sables, et cela empéchait l’explosion de la bomba.
Ensuite, le
plan prévoyant l’attaque par 2 hommes armés de pistolet, et
chargés de tirer sur le sultan lors de son passage au cours
des cérémonies prévues pour le 15 du mois de Ramadan, a été
proposé . Deux hommes à revolver se sont mis à attendre dans
l’endroit indiqués. Mais cette initiative n’a pas abouti,
car le Sultan s’est rendu au Palais Çýraðan en passant par
le jardin de Yýldýz.
Enfin, un plan
consistant à jeter des bombes dans l’endroit où se trouvent
les invités étrangers et à faire exploser une grande bombe
à l’aide d’une voiture , a èté avancé. Toutes les probabilités
ont été passées en revue avec tous les calculs possibles.
Et la décision a été prise pour la préparation des bombes
à l’étranger, la réalisation des essais dans les pays étrangers
et l’attentat à bombe avec retardement dans une voiture privée.
Lors des études
en cours, Krisdapor s’est rendu à Yýldýz chaque sermaine pour
déterminer la durée et la distance concernant l’arrivée du
Sultan à la Mosquée et sa sortie. Et la decision a été prise
avec précision pour le placement de la voiture contenant la
bombe è retardement parmi les voitures des hôtes étrangers,
à proximité du Sultan, afin de causer la mort du Sultan avec
celle de sa compagnie.
Une caisse
de fer contenant 120 kilos d’explosifs qui sera placées sur
le siège du conducteur dans la voiture, est construite, et
un cadran de montre ayant un cycle de 1 minute et 42 secondes
est préparé pour mettre feu à l’explosif. Et il est décidé
que Zare Haçikyan, âgé de 45 ans, membre du comité Arménien,
un ancien assassin conduise la voiture.
Le matériel
explosif a été placé dans la caisse de fer, sous le siège
du conduteur, le 18 juillet, dans la matinée, 500 capsuls,
mis dans les boîtes de fer-blanc. Vendredi, 21 juillet 1905,
on a fait exploser la bombe devant la mosquée, au moment où
le Sultan Abdulhamit rentrait au Sérail après les cérémonies.
Toutes les précautions étaient prises, mais l’attentat a échoué,
en raison du retard dû à l’entrevue que le Sultan a eu avec
le chef suprême de I’Ýslam après sa sortie de la Mosquée.
Au terme des
instructions menées à propos de l’événement, Edouward Joris,
citoyen, Autrichien a été condamné à la peine capitale. Conduit
de la maison d’Arrêt au Sérail, Joris a été envoyé en Europe,
comme agent d’espionnage avec une prestation de 500 Lires
afin de travailler contre les Arméniens.(2)
REFERENCE
1)
GÜRÜN,Kamuran, Dossier Arménien, TTK Basýmevi, Ankara, 1983,
p. 167
2)
Uras, Esat, Les Arméniens et la Question Arménenne dans l’histoire,
Ýstanbul, 1987, p. 524-531.
L'INCIDENT
D’ADANA
Au termes des
provocations Arméniennes durant plusieurs jours, les Arméniens
ont assassiné 2 jeunes musulmans et ont insisté à ne pas rendre
les assassins. Ainsi, les musulmans et les Arméniens se sont
affrontés dans les rues, pendant 3 jours.
Le gouvernement
a immédiatement envoyé un détachement de Soldats, à partir
de Dedeaðaç à Adana. L’arrivée des soldats a provoqué la flambée
des faits, qui ont été rapidement calmés. Dans ses Memoires,
Cemal Pacha écrit que 17.000 Arméniens et 1.850 musulmans
sont mort lors des événements d’Adana tout en précisant que
ces chiffres seraient inversés si les Arméniens avaient la
majorité de la population.
Le patriarcat
a donné le chiffre de 21.300 en ce qui concerne le nombre
des morts. Babikyan Effendi, député d’Edirne a préparé un
rapport afin de présenter à l’Assemblée . Décédé, il n’a pas
pu présenter son rapport selon lequel le nombre de morts était
de 21.001 Le nombre donné par Cemal Pacha concerne toute la
période incluant l’aboutissement des jugements, ainsi, on
admet que le nombre des Arméniens morts est plus proche de
17.000 que de 21.000
L’état de Siège
a été décrété après les incidents d’Adana. Les accusés arméniens
et musulmans ont été envoyés devant la Cour Maritale.
REFERENCE:
GÜRÜN,
Kamuran, Dossier Armenren, TTK Basýmevi, Ankara, 1983, p.
175-176
L'INCIDENT
DE BURSA
A la suite
de la propagation des insurrections et des événements, les
bandes armées Arméniennes informées à propos de la saisie
de nombreuses armes lors des perquisitions menées à Adapazarý
et è Ýzmit, et étant en train de se préparer dans les régions
telles que Çengiler, Soloz, Orhangazi, Gemlik et Bilecik ont
commencé à attaquer la population Turque. Les Arméniens qui
voulaient affaiblir les forces sur le front, en obligeant
le gouvernement, la gendarmerie et les unités militaires à
se mettre à la poursuite des Arméniens, ont opté pour la solution
consistant à démoraliser les soldats en guerre contre l’ennemi.
Les bandes
Arméniens disposant des armes modernes et même du matériel
sanitaire se sont unies avec les bandes armées fuyant Ýzmit
et Adapazarý et ont formé des groupes de 60-70 personnes et
commencé à attaquer. Il est établi que Barkef, adjoint du
grand prêtre, son secrétaire sokpas, le directeur de l’école
Arménienne à Bursa, le huissier de l’église, et les autres
responsables éclessiastes se trouvaient à la tête des bandes
armées.
REFERENCE:
SAKARYA,
Ýhsan, général de division, en retraite, la question armémenine
à l’appui des documents, Gnkur. Yayýnevi, Ankara, 1984, p.
239
L'INCIDENT
DE FINDIKÇIK
Les bandes
armées des Arméniens, dispersées dans la zone située au nord
des Monts Nur lors du déplacement des Armeniens à la suite
de l’insurrection dans la région de Zeytun, ont attaqué, les
villages Turcs, les unités militaires et les détachements
de la gendarmerie , en se livrant aux actes de pillages, d’incendie
et de massacre.
600 membres
de bande armée, originaires de Teyzun, de Saimbeyli et de
Maraþ se sont réunis, en vue du soulèvement, au printemps
1915, dans le village de Fýndýkçýk, situé à 30 km du bourg
d’Ayvalýk, entre Maraþ et Bahçe. Et ils ont incendié les 4
villages qui se trouvaient à proximité de fýndýkçýk. Les Arméniens
habitants dans la région de Maraþ se sont rendu à Fýndýkçýk,
devenu centre de l’insurrection , et le village a été bien
préparé pour la défense.
Un détachement
de gendarmerie, envoyé dans la zone de l’insurrection, n’a
pas permis d’obtenir un résultat positif. L’insurrection a
été matée, à la suite de l’intervention du 132e Régiment d’infanterie
venant d’Ýslahiye, et d’un bataillon d’infanterie venant de
Belen. Plus de 10 villages habités par la population Turques
ont été incendiés et détruits lors de ces faits, et 2000 turcs
ont été assasinés.
REFERENCE:
SAKARYA,
Ýhsan général division en retraite, La Question Arménienne
à l’appui des documents. Gnkur. Basýmevi, Ankara, 1984, p.
243-244
L'INCIDENT
DE MUSADAÐI
Le mont Musa
(Musa Daðý) est situé dans les flancs des Monts Nur, ayant
une altitude de 1000 mètres, et une apparence de bloc unique.
Un film a été fait par les Arméniens d’Amérique, à partir
du livre intitulé «40 jours dans le mont Musa», écrit par
un juif, dénommé Verfel, pour illustrer les prétendues cruautés
subies par les Arméniens.
Le Général
Fahrettin Türkkan, préfet de Halep à l’époque , relate ce
fait datant de la Première Guerre Mondiale , de la maniére
suivante: Etant informé à propos du débarquement imminent
des Etats de l’Entente sur la côte de la région d’Ýskenderun,
pendant la Première Guerre Mondýale, la population Arménienne
de 7 villages dépendant du bourg de Samandað a refusé payer
ses impôts, ainsi que l’aide dont l’Armée Turque avait besoin.
Ils se sont insurgés en rejoignant le mont Musa Daðý.
Le gouvernement
a averti des insurgés eny envoyant des fontionnaires, mais
les Arméniens ont répondu à ces avertissements par les armes.
Le colonnel Galip a mis sous le contrôle toutes les voies
d’accès au mont Musa Daðý et il a voulu parler aux insurgés,
personnellement, pour la dernière fois, mais il n’a vu personne.
Les investigations menées , ont montré que les Arméniens étaient
descendus à la Méditerranée par le flanc prolongé vers la
mer. Le colonnel Galip a poursuivi les traces et il a rencontré
20-30 cadavres d’animaux.
«Les recherches
effectuées ont permis d’établir que La flotte de guerre Française
s’est chargée de transporter les insurgés Arméniens. On pourrait
s’assurer de la véracité de ces faits auprès du Gouvernement
Français. Plus tard, on a fait des investigations au Mont
Musa, mais on n’a pas vu de cadavre humain, ni des gens blessés
ou malades. Ainsi, on a conclu que le livre écrit par Verfel,
devenu un scénario de film, traduit dans toutes les langues,
basé sur les faits tout à fait imagimaires et inventés, et
il portait des éléments de propagande contre les Turcs»
Tel est l’événement
portant le nom du mont "Musa Daðý"; son but est
de dénigrer et d’accuser les Turcs. Les Français ont accordé
une grande importance aux villes de Halep et de Hatay comme
porte d’accés à la Méditerrannée pendant la Première Guerre
Mondiale, ils ont même cherché les moyens pour le débarquement
dans cette région. Dans ce but, les Français ont bombardé
la ville d’Ýskenderun à 6 reprises. Il ont voulu mettre en
difficulté l’Empire Ottoman en organisant le soulévement de
la population chrétienne. Mais ils n’ont pas osé le faire
jusqu’à la fin de la guerre.
REFERENCE:
Sakarya,
Ýlhan, général de division en ratraite, La Question Arménienne
à l’appui des documents, Gn. Kur. Basýmevi, Ankara, 1984,
p. 245-246.
L'INCIDENT
DE ÞEBÝNKARAHÝSAR
L’Anatolie
a connu plusieurs mouvements de rébeillon, en méme temps que
des insurrections Arméniennes. L’une de ces insurrections
est l’événement de ªebinkarahisar datant du 5 juin 1915.
Sývaslý Murat
(Hamparsum Boyacýyan),un chef de bande armée Arménien, a organisé
un assaut sur ªebinkarahisar en compagnie de 500 personnes.
La ligne de ravitaillement du front-est de L’Armée Turque
passe par cette région stratégique. La prise de cette région
par les Arméniens risquait de troubler les service de ravitaillement
des Forces Armées Russe. Les membres des bandes armées ont
détruit le quartier musulman de ªebinkarahisar, assasiné et
torturé les Turcs, attaqué les détachements de gendarmerie.
Devant cette
situation, des détachements de renforcement ont été envoyés
à Þebinkarahisar, et les insurgés Arméniens ont été encerclés.
Le message
envoyé le 15 Juin 1915 au Commandement du 10. Corps d’Armée
à Sivas, dit ceci:
«Ona
appris que 500 bandits Arméniens réunis ici et là s’étaient
insurgé, en se réfugiant dans la vieille citadelle de ªebinkarahisar.
La préfecture de Sivas a informé qu’il y avait des affrontements
entre les bandes armées et les forces de la Sécurité,»
Le message
envoyé le 18-19 juin 1915, par la préfecture de Sivas au Commandement
du 3e corps d’Armée contient cette affirmation:
«
Il est communiqué que l’insurrection de ªebinkarahisar a été
réprimée. 800 sujet arméniens se sont réfugiés dans la citadelle
et 200 insurgés étaient armés.»
REFERENCE:
Sakarya,
Ýlhan, général de division en retraite, La question Arménienne
à l’appui des documents, Gn Kur. Basýnmevi, Ankara, 1984,
p. 247- 228.
L'INCIDENT
D’URFA
Aprés la proclamation
du Gouvernenment Constitutionnel, Les Comités Arméniens ont
mis en place une organisation formée de Volontaires, à Urfa.
En convainquant les Arméniens originaires de l’est de l’Anatolie,
instalés dans cette ville. Une personne se présentant comme
prêtre après être gracié à la suite de la proclamation du
Gouvernement Constitutionnel, exilé, à Trablousgarb pour avoir
commis des délits lors du soulèvement d’Urfa en 1895, a été
envoyé à Urfa, par le patriarcat Arménien d’Ýstanbul. C’est
cette personne qui a préparé l’insurrection arménienne en
expliquant l’importance de la procuration des armes et munition,
et en insuniant l’animosité à l’égard des Turcs.
Les russes
ont accordé une grande importance aux préparatifs Arméniens
à Urfa. Car, urfa est situé sur la route conduisant de L’Anatolie
de l’Est à Ýskenderun. Les nourritures en quantité suffisante
pour subvenir aux besoins des insurgés pendant une durée de
8-10 ans ont été emmagasinés. L’occupation de Van par les
Russes a accéléré les travaux de provocation et las propagandes
des membres des comités arméniens. Ils ont appelé les arméniens
à s’insurger en prétendant que les russes viendraient à Urfa,
via Diyarmakýr et Siverek, dans un délai d’un mois.
Une des caractéristiques
des travaux préparatifs de l’insurrection concerne la réussite
à propos de la mise en place d’une force armée, formée de
déserteurs, de membres de comité, et de militants, venant
de Maraþ et de Diyarbakýr, mis à l’ordre du commandant en
charge les régions telles que Zeytun, Sason, Bitlis et Antep,
et la formation des équipes pour divers services consistant
à porter de l’eau, faire de la farine, soigner les personnes
âgées et les malades, nettoyer les fusils, porter des messages,
préparer des munitions, faire le discours.
Lors de la
saisie des armes et l’appelations de ceux qui sont né en 1894,
sous les drapeaux, et avec l’arrivée des soldats arméniens
fuyant les région de Zeytun, Seson, Haçin et diyarbakýr, et
rejoignant les comités arméniens, les premières insurrections
ont été mises sur pied, le 19 août 1915 dans le village de
Germiþ, situé à 7,5 km. d’Urfa.
Le lendemain
de cet événement d’Urfa, les soldats arméniens enrôlés dans
le détachement de service, en mission sur la route de Tellülebyaz
- Urfa - Siverek ont pris l’initiative d’assassiner les officiers
et ouvriers turcs, mais ils n’ont pas réussi à le faire. Plus
tard, les soldats arméniens de la division employée dans la
partie de Tellülebyaz - Urfa ont martyrisé l’officier Ýbrahim
Hilmi au moyen de hache, pelle et des armes qu’ils se sont
appropriées auprès des gendarmes, en blessant 4 gendarmes
et le préposé du village.
Après cet événement
datant du 28 août 1915, le calme a été établi jusqu’au 29
septembre 1915. Mais, le 29 septembre 1915, il y a eu 40 tirs
de fusil, et le lendemain, le feu a été ouvert sur les policiers
et les gendarmes qui se rendaient au quartier arménien pour
identifier et trouver les auteur ou les responsables des faits;
un gendarme a été martyrisé et 2 gendarmes blessés. Les insurgés
ont attaqué les maisons appartenant aux turcs en occupant
celles qui étaient convenables pour la défense et l’attaque.
Et ils ont martyrisé 10 femmes Musulmanes.
L’insurrection
d’Urfa a été bien plannifiée et dirigée par les Comités Arméniens.
Il est établi qu’il y a eu l’aide de la part des étrangers.
Les chefs des
bandes armées ont trouvé le moyen nécessaire pour pouvair
prendre fuite en partant dans les autres régions, après l’insurrection.
La fin des affrontements, datant du 16 octobre 1915, a été
communiquée par le commandement de la 4e Armée au commandement
générale, à la même date portant le no= de chiffrage 7664.
REFERENCE:
Sakarya,
Ýhsan, général de division, retraité, La question Arménienne
à l’aide des documents, Gnkur. Basýmevi, Ankara, 1984, p.
240 - 243
L'INCIDENTS
ÝZMÝT ET ADAPAZARI
Il est établi
que les Arméniens habitant dans la région , ont mené des activités
d’espionage en faveur des Russe, lorsque la Flotte russe ouvraient
le feu d’obus sur Eregli au bord de la Mer Noire. Surtout,
les Arméniens d’Adapazarý ont commencé a faire la propagande
ouvertement en communiquant des nouvelles, et en disant «Les
Russes vont débarquer au bord de la Mer Noire dans quelques
jours; ils viendront ici, et il ne restera plus de Turc dans
notre région» A la suite des perquisitions menées par
les Forces Gouvernementales, on a trouvé, en grande quantité,
des explosifs, fusils, revolvers, habits de soldat et de gendarme,
munitions et dynamites. Les mêmes perquisitions ont été effectuées
à Izmit, et les mêmes objets ont été trouvé là aussi.
Selon les dépositions
et les déclarations faites par les militants révolutionnaires
arrêtés à Adapazarý et à Ýzmit, ces armes et explosifs auraient
été utilisés contre les soldats et le peuple Turcs. Ainsi,
un plan général d’extermination aurait été appliqué.Et certains
Arméniens déguisés en soldats Turcs, auraient porté le coup
de l’intérieur. Avec le dévoilement des plans Arméniens, les
chef des comités ont pris fuite en partant pour Yalova et
Bursa. Et ils ont pillé et assassiné les Turcs qu’ils y ont
rencontrés.
D’autre part,
les Arméniens ont répandu les propos consistant à affirmer
que les Arméniens étaient massacrés, et torturés partout.
Et à la fin, Le gouvernement a dû faire recours aux mesures
radicales. Certains guérilleros Arméniens ont été arrêtés
et d’autres ont pris fuite.
REFERENCE:
Sakarya,
Ilhan, général de division, en retraite, La question Arménienne
à l’appui des documents, Gn.Kur. Basýmevi, Ankara, 1984, p.
238.
LE
TABLEAU GENERAL DES REVOLTES
La période
entamée par les événements d’Erzurum en 1890, et close avec
le Soulèvement de Van en 1896, est présenté comme période
d’un grand génocide à l’occident.
Nalbandian
dit que «50.000 - 300.000 sujets arméniens ont été tué pendant
cette période»
Davih Marchall
Lang écrit que 200.000 Arméniens ont été tué entre 1894 et
1896. Selon Pastýrmacýyan, il y a 100.000 - 110.000 morts.
Misasskian
écrit qu’au moins 300.000 arméniens sont morts»
Le chiffre
de Hepsius est de 88.243. Mais, l’origine de ce chiffre est
inconnue. Par exemple, il indique que 20.000 personnes sont
mortes à Van en 1896. Tandis que la plupart des guérilleros
se trouvant à l’intérieur de la ville de Van sont venus d’Iran.
Et il n’ya aucune raison pour douter de la véracité des chiffres
donnés par Saadettin Pacha. De même, il écrit que 6000 personnes
sont mortes à Zeytun. Aghasi écrit qu’ils avaient donné une
perte de 125 personnes. Les documents anglais indiquent que
le nombre de ceux qui étaient morts de maladie était approximativement,
de 3000 et ces morts n’ont aucune relation avec les insurrections.
Le chiffre
de Bliss est de 35.032 pour 1895.
Il est difficile
de porter le nombre des arméniens morts lors des insurrections
et des soulèvements dans les années 1890, à 20.000, même si
on considère les arméniens tués par les balles des membres
des comités arméniens, comme étant tués par les Turcs.
Mais il est
nécessaire de calculer le nombre des musulmans qui sont morts
pendant la même période. Si l’on prend au sérieux le propos
d’Aghasi disant «Nous avons tué 20.000 turcs à Zeytun», les
pertes musulmanes s’approchent de 25.000, en redoublant les
pertes arméniennes. Mais, il est certain que les pertes subies
par les Musulmans pendant ces deux années ne sont pas moins
de 5.000. Ces musulmans ont été tués, pour la plupart, sans
raison, seulement pour provoquer les vivant contre les arméniens!
Tel est le
vrai assassinat. Tel est le vrai crime.
SOURCE
Gürün,
Kamuran, Dossier Arménien, TTK Basýmevi, Ankara, 1983, p.
167-68
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