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LE
ROLE DE L’EGLISE
Un règlement,
préparé sous le nom de«Nizâmnâme-i Millet-i Ermeniyan»(Règlement
concernant la population Arménienne), renforçant la situation
de la communauté Arménienne dans l’Empire Ottoman accordant
un certain nombre de privilèges supplémen taires, et une autonomie
aux orméniens dans le domaine de l’auto-gestion a été mis
en application le 29 mars 1863. Ce règlement qui contient
un certain nombre de clauses nouvelles ajoutées aux anciens
droits reconnus aux Arméniens, est une récompense donnée aux
Arméniens, considérés comme ressortissants fidèles de L’Etat
Ottoman,en conformité avec les clauses du firman d’"Islahat"
(Réformes) Le règlement préparé pas les Assemblées de patriarche
Arménien, avec l’approbation du gouvernement Ottoman, accorde
aux Arméniens, des privilèges démessurées, au point d’e constituer
"Un Etat dans l’Etat" "un Gouvernement dans
le Gouvernement du pays" Les Arméniens ontvoulu mettre
fin à la tyranie des nobles Arméniens, avec le règlement dit
"Millet Nizâmnâmesi". Pendant cette période, Les
Arméniens grégoriens vivaient sous la direction du patriarche
d’Ýstanbul, sous forme de 26 épiscopats; et les Arméniens
catholiques formaient 13 épiscopats (1).
TRAVAUX
DE L’EGLISE ARMENIENNE EN VUE DE L’INDÉPENDANCE
Les patriarches
ont commencé à travailler davantage sur le front national
et politique, aprés la proclamation du règlement en question,
en 1863. Ce règlement a été considéré comme premier pas pour
l’autonomie Arménienne, en faisant naitre l’espoir que l’intervention
Européenne ayant eu lieu à l’occasion des événements du Liban
serait utile pour les Arméniens. Les soulèvements mis en place
à l’intérieur de l’Empire Ottoman, pour l’Arménie indépendante
(entre les années 1780 - 1862) n’ont donné aucun résultat.
(2)
L’idée relative
à la fondation d’une Arménie autonome à l’intérieur de l’Empire
Ottoman appartient au patriarche Mýðýrdýç Hirimyan (1869 -
1873). Mýðýrdýç Hirimyan, né en 1820 à Van, est devenu membre
de l’église à l’âge de 34 ans, en 1854, en rejoignant l’église
d’Akdamar (4). Il a commencé à publier le journal "Van
Kartalý" (Aigle de Van), défendant la cause de l’indépendance
Arménienne, imprimé dans l’imprimerie au Monastère de Varak
à Van en 1858 et le journal "Muþ Kartalý" (Aigle
de Muþ), au monastère St. Garabed à Muþ en 1863. Hirimyan
a étéélu "patriarche Arménien" à Ýstanbul en 1869
(4). Son election à ce poste a porté à paroxisme le sentiment
nationaliste Arménien en éveil. Et le patriarche Hirimyan
a travaille sur les deux principes suivants:
a.
Examen du règlement "Ermeni Milleti Nizamnamesi"
et modifications selon les besoins et les souhaits des provinces,
b.
Turner l’attention de la communaute Arménienne d’Ýstanbul,
de l’Assemblée et du gouvernement vers l’Arménie(5).
Les banquiers,
les changeurs de monnate et les fonctionnaires d’Etat, en
désaccord avec la politique aventuriére du patriarche Hirimyan,
et préconisant l’avenir des Arméniens dans les liens de fidélité
avec la Turquie ont pris position contre Hýrimyan. Finalement,
Hýrýmyan qui n’a pas réussi à atteindre le but qu’il s’était
fixé, a dû démissionner en août 1873.
Le nouveau
patriacrhe Nerses Varjabedyan (1874-1884) a suivi la même
ligne que Hýrimyan.
Abdulhamid
II est monté sur le trône en 1876 et le gouvernement constitutionnel
I a été proclamé. Nerses Varjabedyan a remis un rapport, préparé
par l’ex-patriarche Hýrimyan et contenant les in formations
relatives aux prétentues pressions exercées par les Ottomans
sur les armeniens, à l’ambassadeur Anglais Heny Elliot, lors
de la Conférence d’Ýstanbul (12 décembre 1876 - 20 janvier
1877) tenue pour résoudre la question Bulgare, mais cette
initiative est restée sans resultat (6).
Le patriarcat
communiquait au gouvernement les faits ordinaires en les exagérant,
d’une part et les partait à la connaissance des représentants
des Etats Européens, en les transformant en événements politiques
importants, d’autre part. Il Y avait deux solutions possible
pour les Armeniens avant la guerre Russo-Ottomane de 1877-1878:
a.b Rester
fidéle à l’Etat Ottoman et aux Tures,
b. Suivre l’action
des antres communautés Chrétienne à l’intérieur de l’Empire
Ottoman et assurer l’intervention des Etats Européens.
Le patriarche
Nerses, ecrit ceci dans sa lettre adressée à Lord Salisbury,
Ministre Anglais, des Affaires Etrangéres, le 13 avril 1878:
«Les
Arméniens et les Turcs ne pourrons plus vivre ensemble. C’est
impossible. Un gouvernement chrétien peut assurer l’égalité,
la justice et la liberté de conscience. Le gouvernement chrétien
doit remplacer le gouvernement musulman. L’Arménie (l’est
de l’Anatolie) et la Cilicie (7) figurent parmi les endroits
où le gouvernement chrétien doit être installé. C’est cela
que les Arméniens de Turquie veulent, C’est-à-dire, ils veulent
un gouvernement chrétien en Arménie, placé sous la garantie
comme au Liban.»(8)
Lors de la
visite rendue à Layard, ambassadeur de Grande - Bretagne en
poste à Ýstanbul, le 17 mars 1878, Le partiarche Nerses a
affirmé ceci: «Nousn’avions aucune plainte à l’égard du
gouvernement Ottoman, il y a un an; mais la victoire Russe
a modifié la situation actuelle. Nous voulons une Arménie
indépendante à l’est. Nous nous adressons à la Russie pour
réaliser ce but si vous ne pouvez pas nous aider.» Et il aurait
répondu "C’est Van, Sivas, Diyarbakýr et Cilicie",
à la question posée à savoir "Où est l’Arménie?"
L’embassadeur a répondu: « Mais, vous n’êtes pas majoritaires
dans ces endroits ». Le patriarche: « Nous le savons, mais
à l’heure présente, la Russie gagne des terres à l’est. L’équilibre
des forces entre La Russie et l’Empire Ottoman a changé. Nous
devons penser à notre avenir. »(9)
Et ainsi ,
il a exprimé les vraies intentions des Arméniens.
Al la suite
de la demande faite par les Ottomans, en vue de la paix, la
guerre Russo-Ottomane de 1877 - 1978 a pris fin avec l’armistice
conclu le 31 janvier 1878 à Edirne (11) et les conditions
de paix ont été déterminées à Ayastefanos (Yeþilköy). Lors
des pourparlers de paix en cours à Ayastefanos, Nerses Varjabedyan
et certains notables Arméniens se sont adressés au grand-duc
Nicolas, président de la délégation Russe et frère du tsar,
et ainsi ils ont réussi à mettre dans le traité de paix, une
clause évoquant les armenniens. La clause 16 du traité d’Ayastefanos,
signé le 3 mars 1878 entre l’Etat Ottoman et la Russie évoquant
l’existance d’un pays sous l’appelation "arménie"
l’a fait admettre à l’Etat ottaman. Mais ce traité n’est pas
entré en vigueur.
Le patriarche
Varjabedyan, informé à propos du fait que le traité d’Ayastefanos
sera soumis aux modifications à Berlin, s’est mis en acte
en faisant des démarches auprès des Etats participant au Congrés
à réunir. Dans la poursuite de ce but , Horen Nar Bey, archevêque
de Beþiktaþ s’est rendu à St-Petersbourg (Russie) et a été
reçu par le tsar Alexandre II. Horen Nar Bey a demandé au
Tsar de continuer à protéger les Arméniens Ottomans et de
défendre la Cause armenienne au congrès de Berlin. Une délégation
Arménienne, placée sous la presidence de l’ex-patriarche Hýrýmyan
s’est rendue dans les capitales Européennes (Rome, Vienne,
Paris, Londres) pour gagner les hommes d’état à la la Cause
Arménienne (Hai Tahd). Cette délégation avait un texte de
projet contenant 7 points au total, préparé pour la fondation
de l’Etat Arménien sur le territoire Turc.(11)
Le patriarche
Nerses Varjabedyan a adressé à Karakin Papazyan, président
du Commité Arménien de Manehester, une lettre (B) dans laquelle
il a exprimé sa gratitude à l’egard de la Russie, et l’espoir
d’arriver à la prospérité morale et matérielle grace à l’Angleterre,
et il a rendu visite , le 30 juin à Layard, ambassadeur d’Angleterre,
en poste à Ýstanbul pour demander l’aide et le soutien de
l’Angleterre en faveur du projet Arménien lors du Congès (14)
.
Le patriarche
Nerses a envoyé aux Etats Puissants les statistiques tenues
par l’Eglise, à propos de la population Arménienne vivant
sur le territoire Ottoman, tout en falsifiant les chiffres.
Par conséquent,
cette question artifielle a été évoquée dans la clause 61
du Traité de paix, signé le 13 juillet 1878 à Berlin, sans
modifacation importante de la clause 16 du traité d’Ayostefanes.
Ainsi, la question
Arménienne est définie comme "Question de Réforme"
à résoudre à l’intérieur de l’Empire Ottoman, sous la supervision
des grands Etats.
Nuryaz Çeraz,
participant au Congrès de Berlin avec l’ancien patriarche
Hýrimyan, à titre de traducteur secrétaire, a publié une brochure
en 1879, en mettant l’accent sur le fait que les Arméniens
ne devraient pas tomber dans l’état de désespoir avec ce qui
est acquis au Congrès de Berlin, et a écrit ceci (15) :
«Le
Congrés de Berlin ..... a posé les fondements du bâtiment
national (Etat Arménien) que nous construirons à l’avenir....
L’Europe nous a fourni des armes; nous devons les utiliser
sans les laisser rouiller.... Avec le Congrès de Berlin, nous
avons eu la mine d’or; il nous appartient d’exploiter ce gisement
et d’obtenir l’or.»
L’action armée
est conseillée aux Arméniens et le soutien des Etats Européens
est clairement indiqué dans cette brochure, comme on le voit.
Le patriarche
Nerses Varjabedyan est convaincu que la solution de la question
passe par la révolution et le soulèvement et dans ce but,
il a fondé la "Commission des Réformes"dans le patriarcat,
pour les préparations nécessaires. Tous les Arméniens sont
invités à participar aux soulèvements, par une circulaire
envoyée par cette Commission aux archevêques, au milieu de
l’année 1879. Cette cýrculaire précise les actes à être assumés
par les personnalités religieuses Arméniennes dans les villes
(15).
L’archevêque
Mateos Ýzmirliyan, adjoint du patriarche Arménien à Ýstanbul,
n’a pas croisé ses bras et il a envoyé les lettres aux évêques.
Ces lettres metttent évidence la trahison du patriarcat et
ses intentions consistant à faire tomber le gauvernement,
à assurer l’intervention étrangère et à obtenir l’autonomie
à la fin. (17)
Hakký Pacha,
préfet de Sývas, attire l’attention sur les points suivants
dans les lettres datant de 1881 et 1882, dans les quelles
les activités menées par le patriarcat contre l’Etat sont
rapportées au Ministère de l’Interieur (17).
1.
Le Patriarcat a commencé à envoyer des circulaires aux évêques
indiquant les prépantifs de révolution et de soulèvement.
2. Le patriarcat
a nommé les evêques et les prêtres jeunes et révolutionnaires
en remplacement des évêques et des prêtres, relativement âgés,
ayant peu de goût pour l’aventure, et conscients du fait que
la révolution et le soulévement ne constituent pas une solution
valable pour les Arméniens et que ce serait nuisible pour
la communauté Arménienne (certains sont assassinés).
3.
Le patriarcat a entamé des travaux afin de prouver auprès
des Etats Européens que la population Arménienne est majoritaire
dans "six villes", en mettant en œuvre le recensement
qui devrait relever de l’autorité de l’Etat.
4. Le patriarcat
procède, sous différentes appellations (Aide aux Arméniens
en pénurie, paiement des dettes de Kudüs-ü Þerif etc.) à la
collection d’impôt versé par les Arméniens et entame une campagne
de propagande de grande envergure en faveur des Arméniens
et contre les Turcs dans la presse Européenne. C’est dans
ce but que les crimes ordinaires sont présentés comme assassinats
des Arméniens, et les meurtres sans fondement sont annoncés.
Bref , une campagne basée sur le mensonge et la falsification
est mise en route.
5.
Le patriarcat possède des milliers de lires (or) collectés
sous forme d"aide" auprès de la population Arménienne.
Avec une partie de ces fonds, les bandes armées, en provenance
de la Russie, introduites dans chaque coin de l’est de l’Anatolie
ont entamé des actes de terreur avec l’aide des militants
locaux.
6. Les prêtres
ont mis fin au sens du respect et de l’obéissance à l’égard
des directives du gouvernement en empoisonnant l’esprit
de tous les Arméniens, y compris les enfants placés dans les
écoles Arméniennes, depuis 2 ou 3 ans.
7.
Le patriarcat a joué le rôle d’avant-garde dans la fondation
et la formation des comités, et il fournit des aides financières
importantes.
Il est utile
de preciser que les comités sont sous la direction du patriarcat.
Après le décès
de Nerses Varjabedyan en 1884, Harutyun Vehabedyan (1885-1888)
, archevêque d’Erzurum a été élu pour ce poste, comme patriarche.
Vehabedyan n’a pas approuvé la politique suivie par Mýðýrdýç
Hýrimyan et Nerses Varjabedyan et il croyait à la futilité
d’une politique mettant tout son espoir dans le soutien de
l’Europe, pour l’amélioration de la sýtuation des Arméniens
en Turquie.
Les comités
de rébeillon Arméniens ont élargi leur organisation pendant
trois ans de patriarcat assumé par Harutyun Vehabedyan, en
ouvrant des sections en Europe et en Amérique. Ainsi, le nationalisme
Arménien, c’est-à-dire, le mouvement révolutionnaire revendiquant
l’autonomie est passé entre les mains des partis révolutionnaires
Arméniens, en même temps que l’Eglise. il a acquis une certaine
eficacité, en étant organisé selon le modèle d’avant-garde
européen; et le premier parti politique Arménien «Armenagan»disposant
de son propre organe de presse, a été fondé en 1885 à Van
(18). Et les Arméniens ont fondé leur premier parti marxiste
en 1887 à Genève; ils ont pris, plus tard, en 1890, le nom
de "parti révolutionnaire de Hýnçak" (19).
Lors du patriarcat
de Horen Aþýkyan (1888-1894), archevêque du monastère d’Ýzmit,
remplaçant Harutyun Vehabedyan, les faits divers ayant eu
lieu dans les provinces ont été exagérés par les prêtres et
présentés sous forme de "cruauté et de torture turques"
avec la demande en vue de l’intervention étrangère.
Mais , les
comités Arméniens ont organisé un attentat contre la patriacrhe
Horen Aþýkyan en reprochant à ce dernier de ne pas mettre
en place les activités voulues par eux-mêmes. Le patriarche
a été seulement blessé lors de cet attentat, et il a démissionné
après cet événement (20) .
Mateos Ýzmirliyan
(1894-1896), ancien patriarche armenien d’Egypte a été élu
"patriarche Arménien d’Ýstanbul" à la place laisée
vacante par Horen Aþýkyan, et cette situation a contenté les
membres de Hýnçak. Le nouveau patriarche a engagé et employé
les membres et les fonctionnaires dépendant des Comités.
Ýzmirliyan
ne s’est pas contenté de propager les idées révolutionnaires
et insurrectionnelles, il a critiqué sévèrement tous les actes
du gouvernement et envoyé des rapports à l’Ambassade de Grande
- Bretagne et aux journaux de Londres (21).
Les insurrections
destinées au but de l’indépendance Arménienne, se sont propagées
avec la plus grande rapidité dans chaque province, à l’époque
du patriarcat de Mateos Ýzmirliyan. (22). Ces insurrections
ont été réprimées rapidement, grâce à l’habileté du Sultan
Abdulhamid II. Ýzmirliyan qui a démissioné à la suite des
événements en partant pour Jérusalem, a été désigné "patriarche"
pour une deuxième fois lors de son retour à Ýstanbul (1908-1909).
(24).
PROCLAMATION
DU GOUVERNEMENT CONSTITUTONNEL, COOPERATION EGLISE - TASNAK
- HINÇAK
Le patriarcat
est devenu le lit des membres des comités après la proclamotian
du gouvernement constitutionel II, les 23-24 juillet 1908.
L’Eglise Arménienne a pris sa place dans la terreur postérieure
au Gouvernement Constitutionnel.
Le rapport
envoyé le 3 décembre 1910, sous le No: 602, par le consul
russe en poste à Bitlis, à l’Ambassadeur de Russie à Ýstanbul
(24) met en évidence les relations entre I’Eglise et les membres
de Taºnak.
Le gouvernement
est resté vacant après les événements du 31 mars 1909 à Ýstanbul;
cela a fourni une occasion inespérée aux Arméniens.
L’insurrection
Arménienne mis en œuvre le 14 avril 1909, à Adana, à la suite
des encouragements du prêtre Arménien Muºey, avait pour but
de fonder un Etat Arménien dans la zone englobant Adana, Maraþ,
Mersin et Ýskenderun avec l’aide des comités de Hýnçak, et
en assurant l’intervention des Etats Européens (25). Approximativement,
20.000 ressortissants Turcs et Arméniens sont morts lors des
événements d’Adana durant 13 jours, et le prêtre Muþeg a pris
fuite le 2e jour de l’insurrection en partant pour Alexandrie.
Le 29 mai 1909,
Mateos Ýzmirliyan, patriarche Arménien d’Ýstanbul, a quitté
Ýstanbul pour prendre le poste de cathoguigos, laissé vacant
par le décés de Mýðýrdýç Hýrinyan, cathogigos d’Eçmiyazýn
en octobre 1907, en étant remplacé par Yegýçe, Turyan (1909
- 1911) (26). Et plus tard, Hovannes Arºaruni (1912-1913)
a été élu patriarche (27).
REGLEMENT
CONCERNANT CATHOGUIGOS ET PATRIARCAT ARMENIENS
Les activités
menées par le patriarcat Arménien pour diviser le pays Ottoman
ont nécessité de modifier les droits reconnus par l’Etat au
patriarcat Arménien en 1863, avec la promulgation du Règlement
concernant la Communanté Arménienne.
Une seule autorité
englobant le cathoguigos et le patriarcat au sein d’une seule
et même instance a été créée, le 10 août 1916 avec l’entrée
en vigueur du Règlement concernant le catholigugos et le Patriarcat
Arméniens (28), en remplacement du Cathoguigos ayant un rang
supérieur et étant une entité d’ordre ecclésiastique et du
patriarcat ayant une particularité semi-religieuse, semi-politique
et semi-administrative. Ainsi les deux cathoguigos (sis et
Akdamar)et deux patriarcats (Ýstanbul et Jérusalem) qui existaient
dans l’Empire Ottoman, ont pris fin, et une seule instance
de catguigos et de patriarcat les ont remplacés, avec le siège
à Jérusalem, loin de la capitale de l’Etat.
Les assemblées
du patriarcat ont été modifiées., l’assemblée Générale formée
de 140 personne a été remplacée par une assemblée religieuse
formée de 12 membres et une Assemblée Mixte. L’Etat Ottoman
a voulu interrompre les relations et les liens entre le Catholiguigos
d‘Eçmiyazin, la Russie et les Arméniens Ottomans, avec ce
nouveau règlement. Ainsi on a voulu mettre les Arméniens Ottomans
à l’abri de la tutelle morale de la Russie.
L’Empire Ottoman
est sorti vaincu de la première Guerre Mondiale, et ses terres
ont été occupées, en application des clauses de l’armistice
de Montreaux conclu le 30 octobre 1918 avec les Etats de l’Entente.
Ainsi , une nouvelle phase sera entamée pour la libération
de la Patrie et la fondation d’un nouvel Etat, qui sera la
République de Turquie.
TRAVAUX
DU PATRIARCHE ZAVEN EFFENDI
L’armistice
de Montreaux est devenu un pas important pour l’atmosphère
propice à la crétion de l’Arménie. Le patriarche Arménien
Zaven Effendi (29) qui est venu le 6 décembre 1918 à Ýstanbul,
conformément aux clauses du Réglement de 1918 a mis en place
une organisation pour la fondation d’une Arménie indépendante
(30), a collecté des fonds, des armes et des munitions, en
recevant le soutien du patriarcat grec dans une large mesure
(31)
Bogos Nubar
Pacha s’est adressé, le 30 novembre 1918, aux Etats de l’Entente,
en tant que représentant des Arméniens de Turquie pour la
fondation d’une Arménie indépendante, placée sous la garantie
des Etats de l’Entente (32). D’autre part, Le patriarche Zaven
Efendi est parti d’Ýstanbul, le 12 février 1919 pour Paris
et de là pour Londres pour mener des travaux en vue de la
réalisation du même but. Zaver Effendi a informé Bogos Nubar
Pacha,et a eu des entretiens avec Lord Cevil, Lord Curzon
et son adjaint Lard Harding, avec le Français Chambon et le
premier-ministre Grec Venizelos (33). Il a rendu visite au
roi George V. Pour exprimer la gratitude des Arménies (34)
il a eu des entretiens avec le président de la République
et le premier-ministre Français lors de son retour de Londres
à Paris, et rentré avec beaucoup d’espoir.(35)
Après la fondation
de la République de Turquie et l’inexistance d’une question
dite "Arménienne" après la signature du traité de
Lausanne, l’Eglise Arménienne en Turquie s’est opposée à toutes
les initiatives de la Diaspora Arménienne, susceptibles de
Créer des ennuis pour la Turquie. Le patriarcat Arménien montre
toujours, à l’heure actuelle, ses réactions faces aux allégations
du prétende génocide Arménien.
D’ailleurs,
Dikran Kevorkan, président de l’Eglise Arménienne de Kandilli
a affirmé les propos suivants, au sujet du génocide et de
la déportation et des propagandes mises en œuvre au courant
de 6 derniers mois, lors de sa participation à un programme
télévisé (Ceviz Kabuðu), le, 7 octobre 2000:
«Le
génocide et la déportation ont des significations différentes.
Les jeux des impérialistes, les rêves apolitiques des dirigeants
Arméniens (mass-média, eglises, ecclésiastiques) ont provoqué
ces faits. Le patriarche est une autorité religieuse. C’est
une erreur de demander l’avis du patriarche sur en sujet politique
et cette erreur est commise. L. ASALA et le PKK ne pouvaient
rien faire sans le soutien des puissances impérialistes.»
Kevorkan a
le point de vue suivant à propos des allégations relatives
à l’assimilation:
«La
Turquie est le pays où les Arméniens conservent leur identité
avec la plus grande aisance et de la manière la plus forte,
dans le monde entier. A l’heure actuelle des arméniens de
la Diaspora vivant dans les pays étrangers luttent sous des
noms changés. Car, dans ces pays , il y a une lutte pour faire
fondre, disparaitre la culture d’une communauté sous le poids
d’une autre culture. Les Arméniens de la Diaspora savent que
les messes dominicales dans certaines Eglises de l’Amérique
se déroulent en langue Anglaise et les Arméniens perdent leur
langue maternelle. Vous êtes un mauvais homme quand vous dites
cela. C’est pour cela que nous exprimons notre désolation
en tant que ressortissants Arméniens de Turquie. Pourquoi?
Car, on fait tort à l’esprit de la Libération Nationale, hérité
d’Atatürk C’est le jeu de ceux qui sont à l’extérieur.Le En
tant que ressortýssants vivant en Turquie, nous pensons qu’un
tort est commis. Les Arméniens ne devraient pas servir d’alibi
s’ils étaient assez intelligents.»
REFERENCES:
1. Ýlber Ortaylý,
Tradition de l’administration locale de “Tanzimat” à la
Républipue, Ýstanbul, 1985, p. 73.
2.
Voir. Erdal Ýlter, la Perspective de la Question Arménienne
et les émentes de Zeytûn (1780 - 1880), Ankara, 1988, p.
97-115.
3.
Les rangs sprituels de l’Eglise Arménienne sont les suivants.
Cathoguigas, patriarche, évêque (Vepiskopos), var tabez,
prêtre.
4.
Esat Uras, Ibid p. 417. Louise Nalbandion, Ibid. P. 53,
Kâmuran Gürün, Ibid. p. 62, 74b
5.
Par Arménie, on en tend l’Anatolie de l’est, dans ce contexte.
Mais, ile est admis par la communauté scientifique que L’Arménie
est un terme géographique sans être ethnique. Le terme d’Arménie
qui signifie “région haute, élevée et montagneuse” ne sera
pas vu à partir du XIII e siècle et il sera appelé “pays
des Turkmènes”. Pour plus d’information, à voir; H. Kemal
Kürközü, Pays des Turkmènes (Anatolie de l’est) et les effets
de l’impérialisme, Ankara, 1985, p. 1-12; Kamuran Gürün,
Ibid, p. 1-9; Mehlika Aktok Kaþgarlý, Ibid. P. 329, Tuncer
Baykara, Introduction á la géographie historique de l’Anatolie,
Division administrative de l’Anatolie, 1, Ankara, 1988,
p. 24-25.
6.
Esat Uras, bid., p. 417, Salahi Ramidan Sonyalý The Ottoman
Armenians, p. 41.
7.
la Cilicie est la région qui reste entre les monts Taurus,
les monts Amanos et la Méditerrannée. Sur le plan administratif,
la Cilicie est le non donné á la province d’Adana au temps
de l’Empire Ottoman. Les frontières de la Cilicie ont changé
de temps à temps.
8.
F.O. 424/70, No. 134/1 Zikr. Bilal Þimþir, British Documents
on Ottoman Armenians (1850-1880), Vol. 1, ankara 19, 22,
p. 173. Document No: 69.
9.
Kamuran Gürün, Ibid. P. 99
10.
Nihat Erim, Droit international et textes de l’histoire
politique; Traités de l’Empire Ottoman, C. 1. Ankara, 1953,
p. 381-385
11.
Pour l’ensemble du projet, à voir; Esat uras, Ýbid p. 459-485;
Enver Ziya Karal, Ibid, C. VIII. P. 132, L’Angleterre et
les Arméniens (1939-1904), p. 19-22
12.
Pour le texte de la lettre, à voir: Esat uras, Ibid, s.
485-486.
13.
Kamuran Gürün, Ibid, p. 104
14.
Turkey. No: 4 (1880), No: 118/1 Zekr. Bilal Þimþir, Ibid.
p. 602-606, document No: 309
15.
Mehmet Hocacýoðlu, Les Cruautés Arméniennes et les Arméniens
dans l’histoire, Ýstanbul, 1976, p. 181-182
16.
Pour le Contenu de la lettre, à voir: Aspirations et Agissements
Revolutionnaires des Comités Arméniens, p. 308-310.
17.
Mehmet Hocaoðlu, Ibid, p. 182-185
18.
Louise Nalbandian, Ibid, p. 90
19.
Louise Nalbandian, Ibid, p. 104, 117
20.
Esat Uras, Ibid, p. 724-725, pour la lettre de menace envoyée
par le comité de Hýnçak à Horen Aþýkyan; à voir; aspirations
et Agissements des Comités Arméniens... p. 310-311
21.
Hüseyin Nazým Pacha, Histoire des Evénements Arméniens,
I, Ankara 1994, p. 66
22.
Pour l’ordre chronologique des Emeutes, à voir: Kâmuran
Gürün, Ibid. P. 139-159
23.
Esat Uras, Ibid, p. 833, Salahi Ramsdon Sonyel, Ibid. p.
281.
24.
Aspirations et Agissements Révolutionnaires des Comités
Arméniens.., p. 95-103
25.
Pour plus d’information à propos des événements Arméniens
d’Adana en 1909, à voir: Cemal Pacha, Mémoires (1913-1922),
Ýstanbul, 1922. p. 249-256; Esat Uras, Ibid, p. 810-829,
Mehmet Asaf, les événements Arméniens d’Adana en 1909 et
mes souvenirs, préparé par Ýsmet Parmaksýzoðlu, Ankara,
1982, Salahi R. Sonyel, “The Turco - Armenian Adana Incidents
in the light of secret British Documents (Suly, 1908-December
- 1909) Belleten, No: 20 (décembre 1987) p. 1291 - 1338
26.
Jacques de Margan, Ibid. p. 369, Raymond H. Kevorkian -
Paul B. Paboudjian, les Arméniens dans l’Empire Ottorman,
Paris 1992, p. 29
27.
Jacques de Morgan, Ibid, p. 369.
28.
Bo A,DUIT, No: 67/1-1, pour la traduction du Règlement en
langue française, à voir: Hrant Vartabed, L’Empire Ottoman
et l’indépendance de l’Eglise Arménienne, Publications du
Dagjar, No: 2, Constantinople 1917, s. 80-94.
29.
Zafer effendi assumant les fonctions d’éveque de 1898 à
1906 à Erzurum, en 1910 à Van, et de 1910 à 1913 à Diyarbakýr
a été désigné “patriarche Arménien d’Ýstanbul en 1913 et
il a été envoyé en 1916 à Bagdad en raison de ses agissements
nuisýbles et il est rentré à Ýstanbul en 1918 á la suite
de la conclusion du traité de Montreaux.
Pour
plus d’informations, à voir: Christopher J. Walker, I bid
p. 426-447, à voir aussi: Zeki Sarýhan, Journal de la guerre
de la Lýbération, I, Ankara, 1993, p. 136-137
30.
M. Kemal Atatürk, Discours, I, 1919-1920, Ýstanbul, 1967,
p. 2; Selahattin Tansel, de Montreaux, à Mudanya, I, Ankara,
1973, p. 106.
31.
Ergünöz Akçora, Associations utiles et nuisibles fondeés
pendant les anneés de la lutte de l’Indépendance” TDTD;
No: 4 (Avril 1987), p. 20
32.
Pour le texte de la demande de Bogos Nubar Pacha, à voir:
Esat Uras, Ibid, p. 923-924
33.
Esat Uras, Ibid, p. 943 - 944
34.
Esat Uras, Ibid, p. 943 - 944
35.
Esat Uras, Ibid, p. 943 - 94
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